CONSERVES SUR PAPYRUS
L'élude des papyrus grecs, qui donne parfois tant de Joies, peut aussi causer plus d'un désappointement. Le chercheur. dont la pioche ἃ mis au jour une série de rouleaux en bon état. est déjà fort déçu quand il découvre que tous ne renferment que des listes de cens ou des registres de taxes, au lieu d'ouvrages littéraires. I] l’est bien davantage encore quand, sous une écriture dont les apparences indiquent une œuvre littéraire, se cache un recueil de formules magiques. Mais la déception la plus cruelle consiste à tomber sur une œuvre dont le caractère littéraire est hors de doute, mais dont l'état de conservation est tel que le déchiffrement en est impossible!
Tel est, malheureusement, le cas du papyrus CCLVI du Musée Britannique. L'histoire de ce document est assez curieuse. Actuellement 1] ἃ la forme d'un rouleau. long d'environ 1",27 {avec des fragments détachés qui représentent à peu près la valeur de 37 centimètres), haut d'environ 26 centimètres, et écrit sur les deux CÔLES ; mais, à l’examiner soigneusement, on voit qu'à l'origine il ne formait pas du tout un rouleau d'une seule pièce. L'écriture sur le recto est de plusieurs mains différentes et porte différentes dates, tandis qu'au verso elle est d'une seule et même main. Ilest clair qu'on ἃ formé le rouleau en réunissant plusieurs morceaux de papyrus dont le recto avait déjà été employé; on l'a fait afin d'obtenir un rouleau assez considérable pour contenir l'ouvrage qu'on se proposait d'écrire au verso.
Les documents inscrits sur le recto sont au nombre de cinq. Quatre d’entre eux ont un caractère ofliciel et se rapportent à des dis-
DÉS σι τευσπε πασπ“πεΕοὲ. τόκον
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tributions de blé de semence faites par l'État aux cultivateurs égyptiens. Il n’est pas sans intérêt pour la présente étude de noter qu'ils sont datés des 35° et 41° années de César (c'est-à-dire d'Auguste) et de la 2° année de Tibère, qui correspondent aux années 5, 11 et 15 de l'ère chrétienne. Le cinquième document, d'un caractère plus
littéraire, est une épigramme, en 14 vers élégiaques, sur la victoire
d'Auguste à Actium et la conquête de l'Égypte. Elle ἃ été déjà publiée dans une revue française!, et il est inutile de la reproduire. C’est du texte écrit au verso que je me propose de parler ici. Incomplet au commencement et à la fin, ce texte comprend huit larges colonnes d’une petite écriture cursive, qui ressemble un peu à celle de la main qui a copié la plus grande partie de l'unique
reconnaît des discours, et l'on peut espérer que ces huit larges colonnes vont enrichir la littérature grecque. Malheureusement l'état de conservation du papyrus enlève beaucoup à la valeur de la découverte. Non seulement des vers en ont mangé des parties considérables, mais, en plusieurs endroits, la surface du papyrus s'est écaillée et est tombée, faisant disparaitre toute trace d'encre. Quelques colonnes sont tellement endommagées que la restitution défie toute patience et toute habileté; dans d’autres, de grands passages sont perdus, mais on y peut encore retrouver quelques traces de l’enchaînement des idées. Il n'en est guère qu'une ou deux où soient conservées de longues suites de lignes déchiffrables, et encore le déchiffrement est-il loin d'en ètre aisé. Il est donc impossible, dans de pareilles circonstances, de publier l’ensemble du texte; on peut seulement en donner un spécimen qui en fera connaître le caractère.
Le commencement et la fin du rouleau sont perdus, et il n’y ἃ pas de titres dans ce qui nous reste. Il semble que nous ayons conservé des fragments de trois discours. Du premier il reste seulement un peu plus qu'une colonne. Le sujet semble être une ξίχη ξενίας ou quelque action analogue, tout le procès portant sur une question de légitimité. Le second occupe trois colonnes et ἃ été prononcé dans une 2er χλοπῆς, d'un genre bizarre : le défendeur est accusé d'avoir volé une somme d'argent qu'il ἃ déposée chez le demandeur,
l Revue de Philologie, de Littérature et d'Hisloire anciennes, XIX (1895), p. 177.
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d'accord avec ce dernier ; le défendeur l’a volée pour pouvoir accuser de vol le dépositaire. Je donne plus loin un spécimen de ce plaidoyer. Le troisième semble être une défense dans une δίχη ξενίας. mais 1] est extrêmement mutilé.
Le passage le mieux conservé du manuscrit est le début du second discours, et j'en transcris ci-dessous une partie. Dans la transcription qui suit, je mets entre crochets les lettres qui manquent dans le manuscrit, entre parenthèses les lettres qui sont représentées par un signe d'abrévialion. Les abréviations employées sont les suivantes : [= γάρ. ΓΕ = γίνεται N = εἶναι. 7, = ἐστί. ΖεἪἜεὲ pm τε μέν. ἧτ τε πρὸς. De semblables abréviations se rencontrent dans d'autres papyrus, particulièrement dans 1 ᾿Αθηναίων πολιτεία, le papyrus médical du Musée Britannique et quelques-uns des papyrus d'Ilerculanum.
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ns Ἐπ Ex TPE. Ι RE , ἐξ ’ , ὡ ’ \ Ιχραχας τέ δθετό τις φίλῳ τάλαντον. ἐκεῖνος TAPAYEVOILEVOS σὺν
ν TOY παραχαταθέμιενον ὑφαιρούμενον τὸ τάλαντον. χλοπῆς κρίνε!.
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(ἐν) ἄλλα χεφάλαια φανερὰ χ(χὶ) πρόδηλα, ὅτι τὰ ÉXUTOÙ
͵ « . ἴω + | \\ Et! »» Pass. νὰ À e Η » | ᾿ 4 \ (καὶ) ὅτι χ[(αὶ) ἐπὶ τῶν τὰ ἴδια χλεπτόντων (ἐστὶ) δίχη. (ἔστι) δὲ τ ὁ χατασχεὺυei EL fie Ν À . £ ‘, | 1 ; χξό μένον τοῦτο, ὅτι διὰ τῶν ἑαυτοῦ τὰ ἐχείνου ἔχλεπτεν. ἐπεὶ διὰ τί;
Ν 4 Ἵ -Ἢ * \ \ ΄ “΄ , [δυνάμενος] λαθεῖν χαὶ παραλιπὼν τὸν νόμιμον τῇ χομιδῆς ὅ TOOTOY,
ν᾿. δ ᾽ e / » ἢ ) γ(ὰρ) li] oi κλέπται] ταὐτὰ ἐδύναντο χεχτῆσθαι ὡς ἀπαιτήσαντες λαξεῖν, οὐχ ἂν ταῦτ᾽ ἔπραττον ; εἴπω
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ἘΡῚ Fe ΄ " A 5 ee. < L ’ “Ὁ \ » ΄ | . ἶ
π᾿ εἰοιολεπόμεν[ος] χ(αὶ) χατὰ μιχρὸν χούφοις τοῖς ποσὶν ἐπιδαίνων, ὡς is | DNS RL \ “ὦ 19 y A ΄
δεδοικὼς un τις ἴδῃ; ἀλλὰ ταῦτα τῷ διχάζεσθαι ἴσως οὐχ ἂν πιστεύσαιτε"
ΡΝ δι .λ ἘΞ ῃ ΝΣ , € ΄ 7 προσθῶ δὲ κ(αὶ) ἐχεῖνα, ὡς (ai) ἐπεδίωκον, ὁ δ᾽ ὑπεξέφευγε, ταπεινῶν
ἱ παρχαθετο ms.
“ ἑαυτοῦ] ἐμαυτοῦ ms., mais le μὶ est rayé. ἔχλεψε) corrigé sur le manuscrit qui porte εχλεψα.
# χομιδῆς] χλοπὴης Π15.. Corrigé par M. H{aussoullier), à qui je suis redevable de la traduction de cet article et de plusieurs conjectures.
4 οφιλων ms.
apyahewv Ims., Corrigé par M. H.
ὁ απαιτησᾶντας MS.
{ ταπινὼν IMS.
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ÉXUTOV χαὶ undèv βουλόμενος [λέγ]ειν ; ἡ) ἣ "nr on v, φησίν. ποίαν ἔπειξιν : τίνχ (%e) ἐϊξεῦ]ρες; ἔ [ ἐγ]ένει το! ; εἰ ἐωνεῖτ[ο, οὐχ ἂν ἔπειτα ἀπεδίδου τὴν τιμὴν, ἀλλ᾽ ἐπεδίδου δάνειον. τί τούτων τὰ ὁΪχλει!; χατὰ | ᾿γίὰρ) τοῦτο ὑ]περθέσθχι σ: ἔδει χ(χὶ) βοχδῦνχ! μᾶλλον, UT παρανόμλιλον τὴν sf ἜΝ Ο ἢ ταγῆνχι ποί(ο: 729 XV L0| v οὐδὲ βουλομένῳ πλα[ν]Σ ἢ βούλε!: ὃς 4 ὡ be La / τὸ [épais] τούτου : ἔδε!: γίχ ) ἐξλ]θόντα υυενῦσαν" P y(29) πολὺ πόρρωθεν ? Gus τοῦ 120), ἀλλ᾽ [ἐν ñ ér|xAe" pepe v χ(αὶ) Se. : κιαΐ το: γε εἰ (at) ἠπείγετο, WA A]ov δὲ ἐν τάχει αὐτὴν à k εἴτο, νοῶ ὄντων τῶν χ(χὶ) ὀρυστόντων ὃ. νῦν δὲ πὸ à μβμῷ ὑπ χ. | doses mi ον πα] ὡς χλέπτην, ἐμνάνία αν]. εἰ [δέ ds ἂς . 41, 0) es πχοχχχταθέμμεἶνον ἔλα | λεύσαν[ τα. Σ΄]
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