‹ Mélanges Henri Weil [microform]. Recueil de mémoires concernant l'histoire et la littérature grecques dédié à Henri Weil ... à l'occasion de son 80e anniversaire; ouvrage contenant un portrait en héliogravure, une phototypie hors texte et plusieurs illustrations dans le texteChapitre 50 sur 96 · γεγραμμένος, οὐχ ἂν sont int: λέγων · texte numérisé non relu

γεγραμμένος, οὐχ ἂν sont int: λέγων

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d:]Hourr[n|v. o δεὶς γἱ) ὁ ἐπὶ xp, ἀλλ᾽ ἐπὶ [οἰκίαν] παρχγί(ν

ποόλλοι τὰ μὲν χατορωρυγιένχ παρ [λ]θον, und ὑπυνγήτχντες τὰ

ἐγνοχλει MS.

πωρρωθεν MS.

5 χαὶ ὀρυσσόντων, peut-être ἐξορυσσόντων.

À nppete INS.

" ἐγκαλύψας ] εν..... ç ms.

ὁ ἵνα pot λέγης] ajouté au-dessus de la ligne. 7 χλέπται] χλεναι ms.

2!) Xi

FRAGMENTS D'EXERCICES DE RHÉTORIQUE

τόμενν]χ. ἸΚλέπτειν ἐπεχε . Ἀλλ᾽ [al διώρυξχν δεῖξον, χχίτον εἰ χ(αὶ) δι ώρυ]ξαν...

Ici finit la colonne, et la colonne suivante est trop mutilée pour pouvoir ètre restituée en entier. Le plaideur, semble-t-il, interrompt bientôt son dialogue à effet et résume son argumentation dans les termes suivants :

μηδὲν οὖν σ᾽ > ὑφελόμενος υνηδὲ λχοὼν δώτω χληπ [ ᾿ Π Nix διὰ

ὸ Û , ει « 2 re el an ?

γ(ὰρ) τοῦτων WA ἔχλε ἐψχς, (xt), ὥσπερ Ὧν HEULEVOV πὶ 22

» LEO « à S ’ €] 00 ὑφεΐλου, δίχην ἄν ee δώχε!:: οὐ τοῦ UE 5h So τῶν ἐκ τγύτου

, ’ 4 ! \ , συντ "μένων εἰς ὠφελίαν, τὸν χὐτὸν τροπὴν LA ἐπ

Un peu plus loin une loi est citée : τὸν χλέπτι οντα] πεντχ[πλάσιον | ilxzaw]. Le mot φωρεῖον est nouveau, mais certain. étant répété deux pi dans le plaidoyer .

Ces extraits, qui représentent en fait tout ce qui forme une suite dans les passages déchiffrables, sont suffisants pour nous faire connaître l'espèce. À a déposé un talent entre les mains de B, et tous deux l'ont caché ensemble dans un endroit secret. Dans la suite (à ce que conte B), A est venu la nuil et ἃ déterré la somme, pour la prendre et l'emporter. Mais B l'a vu, l'a poursuivi, et, bien que le voleur fit tout pour ne pas se- laisser reconnaître, B l'a pris. ἢ accuse maintenant À de vol. ἃ répond qu'il n'a fait que reprendre son argent, dont il avait besoin sur-le-champ. B tourne en ridicule ce besoin soudain et ajoute qu'il serait rentré plus vite en possession de la somme s’il était venu le trouver et lui demander assistance ; de plus, si le motif invoqué par A était valable, pourquoi tenait-il tant à ne pas être reconnu? Non, ce que se proposait À, c'était d'enlever en secret la somme et de venir ensuite réclamer à B son dépôt. Dans un passage à effet, B dépeint les airs de juste indignation qu'aurait pris Α si B avait été forcé d'admettre qu'il avait perdu la somme déposée et s'il avait essayé de plaider qu'elle lui avait été volée

Le lecteur a déjà reconnu qu'il n’a pas affaire à un vrai plaidoyer, qui aurait été prononcé devant un tribunal, mais malheureusement à un exercice de rhétorique. S'il était besoin de le prouver, les deux raisons suivantes suffiraient. D'abord on ne rencontre pas de noms propres, οἱ pourtant l'emploi de ces noms aurait contribué à

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rendre clair plus d’un passage. En second lieu, dans le cours du plaidoyer, l'auteur passe plus d’une fois du style direct au style indirect. Au commencement il semble que nous entendions un

avocat plaidant pour le demandeur : 1. 5: διὰ τῶν ἑαυτοῦ τὰ ἐχείνευ ἔχλεπτεν. L. 18: οὐ γὰρ πολὺ πόρρωθεν ᾧχει τοῦ χωρίου, ἀλλ᾽ ἐν τῇ ἐπαύλει" εὐθέως γοῦν χαὶ ἤσθετο. Dans le premier passage ἐχείνου doit désigner le demandeur, et, dans le second, le demandeur est évidemment le sujet. Mais immédiatement après, c'est le demandeur qui parle lui-même : Ἰ. 91: εἰ δέ πού τις ἤρετό pe, τίν᾽ ἀπέχτεινας ἔλεγον ἂν χτλ., et L. 25 :

ἦσαντός μου γχαὶ πυνθανομένου μου. Je pourrais multiplier ces exemples. Il est donc hors de doute que nous avons sous les yeux le canevas d'un exercice de rhélorique, la matière d'une declamatio, que l’auteur ἃ développée en passant du style direct au style indirect, soit sans y prendre garde, soit avec l'intention de reviser son texte.

Il m'est impossible, dans les limites de cet article, d'étudier plus à fond soit ce discours, soit les autres que renferme le papyrus. Même dans le fragment que j'ai cité, plus d'un passage prête à la discussion : il est des phrases que je n’ai pas tenté de restituer, il en est d’autres dont la restitution n’est que provisoire. Mais il m'a semblé que néanmoins, en dépit de ce mauvais état de conservation, le mieux était de faire connaître ce papyrus au monde savant, et.

puisqu'il s'agit d'un fragment de prose oratoire grecque dont la res-

litution exige à la fois de la science et de l’ingéniosité, à quel maître

pouvait-il être mieux offert qu'à l'éminent éditeur de Démosthène et d'Hypéride? C’est à lui que je dédie respectueusement ces pages.

Frédéric-G. KExYoN.

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