TES
AE 4e oh + Δ καὶ
mes
is RTS EI Ge A me Are on 2 nine 2
LS
ET Lt
ms
mité et seule à seule avec les siens, se laisse aller à toutes sortes d'injures, de fureurs et de menaces contre sa fille (287 suiv.)
Clytemnestre ne s'y trompe pas. Son premier mouvement, en surprenant sa fille sur la place publique, ne sera point, à coupsûr, un mouvement de joie, comme l’a pensé M. Kaibel. Ce sera de l'irritation à la pensée qu'elle vient d'être diffamée devant les matrones Mycéniennes. Elle saisit l'occasion de confondre une bonne fois sa fille, en lui opposant devant le chœur la justification avec laquelle elle ἃ su satisfaire sa conscience. Les paroles des deux femmes seront donc calculées en vue de l'impression à produire sur le chœur. Ce point est très important. Il n'a été signalé, à ma connaissance, que par M. Vaklen.
« Te voilà donc!, dit Clytemnestre, de nouveau lâchée en public contre moi. En elfet, Égisthe est absent, et de moi tu n'as cure, bien que tu me représentes comme étant si féroce. Loin de songer à t'attaquer, j'ai bien assez de me défendre contre tes perpétuelles injures. C'est toujours le mème prétexte, le meurtre de ton père. Eh bien, oui, je l'ai tué : χαλῶς | ἔξοιδχ᾽ τῶνξ᾽ ἄρνησις οὐχ ἔνεστί μο. (527). » Ces mots remettent devant notre pensée la Clytemnestre d'Eschyle :
οὕτω à ἔπραξα, nat τάδ᾽ οὖχ ἀρνήσομαι (Α γ., 1334). À partir d'ici, CIytemnestre va reproduire, en les fortifiant et en les appropriant à la situation, les arguments qu'elle avait déjà fait valoir chez Eschyle : le meurtre d'Agamemnon est un juste châtiment du sacrifice d'Iphigénie. Calomnies donc que les deux reproches que fait Électre à Clytemnestre d'être une mère barbare et une épouse criminelle! La reine conclut avec fierté qu'elle est contente de ses actes : « [ne faut blàmer autrui qu'à bon escient » (551).
La réponse d'Électre tend tout d'abord à détruire devant le chœur la prétention de Clytemnestre d'être toujours vis-à-vis d'elle simplement sur la défensive : « Cette fois-ci, tu ne diras pas que c'est moi qui ai lancé les premiers propos amers » (552), et, avec une déférence simulée, elle demande la permission de répondre.
Après que Clytemnestre, trompée par celte modération, a donné son assentiment, Électre commence. « A lui seul, ton aveu d'avoir
tué mon père est une suprême infamie, que ce soit ou non avec
l Je n'ai pas besoin de prévenir que, pour tous les passages de notre scène, je commente et j'explique à dessein au lieu de traduire.