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[lxssu0s 22 ϑχίδαλον ἦεν.
troversé. Je pense, pour ma part, que l'idée d'une broderie sur étoffe doit ètre complètement écartée el constitue un véritable contre-sens. Je ne me dissimule pas que cette explication ἃ pour elle l'autorité des commentateurs anciens. On lit, dans les Scholies B, à propos du mot y25s22, placé un peu plus bas (v. 230) et
EL désignant la représentation du chien et du faon : « χρύσεοι ἀπὸ χρυσοῦ
5) ποιχίματα (CAT ON
χατεσχευασμένοι ἔστι γὰρ χαὶ ἐν ὑφάσμασι» ἀπ χρυ faisait aussi des broderies d'or sur les vêtements). » Beaucoup de traducteurs et d'éditeurs ont naturellement suivi la tradition antique”. Mais les plus récents critiques ont, en général, renoncé à cette
opinion et considèrent le 2x2x1:% comme un ornement de métal
faisant partie de l'agrafe elle-même’. Si l'on a eu raison de réformer sur ce point le jugement des anciens, on n’en ἃ point encore expose
les raisons. et c'est ce que j'essaierai de faire 1c1. 15 Πάρειθε, sur le devant, suit immédiatement la mention de la
s “Ὁ . Ὰ fibule. οἵ. en bonne logique erammaticale, cest à elle qu'il doit se
rapporter.
»Ἐ arquer: lus loin (v. 256) Pénélope mentionne 2% ()n remarquera que plus Ion (V. «9 Ρ
elle-même cette agrafe comme un bijou précieux qu'elle avait attaché sur le manteau de son époux pour le parer :
220 JAN ἔμεναι.
"Avaiux correspond au 22272 du vers 227 et l'explique : cest Û
| HELB1G, ὁ}. L., p. 352-353 : — cf. S. REINAGN, art. Fibula, p. A1, dans le Diclionnaire des Antiquit.s de M SAGLI9. | | | 2e
> La note de l'édition Pierron sur ce passage est complètement erronee. L'explication de M. Helbig est adoptée par MM. Perror, 0p. L., VII p. 419, et S. REINACH, b. €.
3 Voyez les notes de l'édition Pierron. Îles traductions de Bitaubé, Dugas-Montbel,
jiynan, etc. |
4 Vovez les éditions de Koch, Faesi. Ameis-Hentze. Giguet et Leconte de Lisle ont traduit dans le même sens ; Cf. aussi Ovenseck, Geschichle der Plastik, 3° édit., p. 41; — Pennor et Cmvrez, ΝΠ. p. 119, 232. Le commentaire de M. Havmax, The Odyssey, p.328. fait supposer qu'il adopte encore l'ancienne interprétation.
une œuvre d'art, tout au moins un objet orné, et c'est ce qui fait de l'agrafe un détail de costume remarquable (φαξινήν). Si l'on supprime de la description de l'agrafe toute la partie relative au chien et au faon, que reste-t-il ? Rien que la mention d’une fibule quelconque, qui ne méritait guère d'être rappelée par l’énélope avec tant de soin. L'insistance de la reine ne s’explique que si elle pense à un bijou qui constituait à lui seul une marque d'identité et dont la vue excilait l'admiration universelle (τὸ δὲ θχυμάζεσχον ἀπαντες).
3 Dans l'hypothèse d’une broderie sur le manteau, le mot πάροιθε offrirait un sens très peu satisfaisant. En effet, la χλαῖνα double peut se draper de deux façons sur le corps. Ou bien les deux coins sont passés par-dessus chaque épaule et noués 50 115 le cou, ou retenus par une fibule qui se trouve placée au milieu de la poitrine : dans ce cas, le manteau est complètement ouvert par devant, et ilest impossible que des ornements brodés soient visibles πάροιθε : ils seraient, au contraire, dans Île dos, comme on le voit sur les manteaux magnifiquement brodés d'Achille et d’Ajax jouant aux dés surun vase d'Exékias au musée du Vatican!. Ou bien le manteau plié en deux est passé sous le bras gauche et agrafé sur l'épaule droite, comme on le voit, au Louvre, dans l’Apollon du basrelief de Thasos et dans la Diane de Gabies * : dans ce cas, une broderie pourrait être visible par devant, mais elle serait, en réalité, placée dans l'angle gauche du manteau, et il serait nécessaire qu'un second sujet vint faire pendant au précédent dans l'angle droit, retombant par derrière. Il n'en est pas question dans le texte, οἱ personne n’acceptera, je crois, l'hypothèse d'un ornement jeté et comme isolé dans un coin de l'étoffe, car ce fait serait tout à fait anormal οἱ contraire aux principes symétriques de la décoration archaïque des Grecs. Je ne vois donc pas comment on pourrait résoudre la difficulté qui nait du mot πάροιθε appliqué à une broderie du manteau.
Tout est clair et correct, au contraire, si le ξαίξαλον désigne une gravure, une ciselure ou une incrustation de l'agrafe elle-mème ἡ. Nous connaissons actuellement bon nombre de grandes fibules
ι KLEIN, Meislersignaluren, 2 édit., p. 39, n. 4; Monumenti dell Inst., W, pl. XXII.
2 STUDNICZKA, 0p. L., p. 18, fig. 20, 21.
3 M. Perrot, 0p. L, VII, p. 149, donne les raisons pour lesquelles on peut penser de préférence à un travail au repoussé.