‹ Mélanges Henri Weil [microform]. Recueil de mémoires concernant l'histoire et la littérature grecques dédié à Henri Weil ... à l'occasion de son 80e anniversaire; ouvrage contenant un portrait en héliogravure, une phototypie hors texte et plusieurs illustrations dans le texteChapitre 80 sur 96 · Das homerische Epos, Leipzig, 1884, p · texte numérisé non relu

Das homerische Epos, Leipzig, 1884, p

5 Jd., 1887, p. 387; traduction francaise de Trawinski, Paris, 1894, p. 497-498.

6 « Eine genau entsprechende Komposition ist auf keinem archaischen Bildwerke orientalischer oder occidentalischer Herkunft nachweisbar » (2° édit., 1887, p. 386-387).

7 « Hiernach hat man zu gewärtigen, dass vielleicht doch noch ein Denkmal zu Tage kommt, welches den Hund und das Hirschkalb in einer der epischen Beschreibung genau entsprechenden Weise zusammenstellt. »

chose qu’un chien et un faon. Ou bien, dit l’auteur, les Grecs, interprétant les formes indécises de monuments très anciens, ont pu prendre des lions pour des chiens. Ou bien le poète a voulu désigner par le mot χύων l'animal fantastique appelé plus tard +224, griffon, mot qui n'est entré qu'assez tard dans la langue grecque 1.

Je n'exposerai pas ici toutes les objections que l’on peut faire à cette théorie : quelques-unes ont été déjà développées par M. Perrot?. Un fait, à mon avis, rend inutiles les controverses sur ce point : c'est que le monument, attendu et en quelque sorte prédit par M. Helbig, existe en réalité et aurait pu, depuis longtemps, éclaircir la question. C’est le produit authentique d’une haute antiquité orientale, c’est une peinture d’hypogée égyptien, datant de la V° ou ὙΠ" dynastie. Elle représente textuellement le sujet qui

Peinture d'hypogée égyptien.

décorait l’agrafe d'Ulysse, comme on peut le voir d’après la figure ci-Jointe*.

La bête renversée est une antilope ou une gazelle; le chien, avec

l Op. laud., trad. Trawinski, p. 497-498.

? PerRoT et Cnipirz, Hist. de l'Art, t. VI, p. 115, n. 1. La thèse soutenue par M. Perrot, ibid., p. 114 et 120, est que, dans la description de l'agrafe d'Ulysse, comme dans l'épisode des chiens d'or et d'argent gardant l'entrée du palais d'Alcinoüs (Odyss. VII, 90 suiv.), les Grecs auraient substitué de parti pris le chien au fauve et que, abandonnant l'idée orientale, ils auraient voulu se tenir plus près des réalités de leur vie familière. On va voir que pour le sujet de l’agrafe il n'y a pas eu de substitution. L'hypothèse est plus séduisante pour expliquer les chiens d'Alcinoüs, Pourtant elle prête encore à la critique, car cette suppression des fauves serait restée chez les Grecs une exception et une anomalie: la réforme qu'on veut attribuer à une certaine époque aurait avorté, car, jusqu’à l'époque classique, les figures de lions et de lionnes continuent à jouer un rôle capital dans l’art ornemental.

3 Elle est empruntée à Dümicxen, Resultate der archäologisch-photographischen Erpedition, 1, pl. VIII (tombe de Ptahhotep). Ce n'est pas un ouvrage récent ; il date de 1869. Mais il est fort rare dans les bibliothèques, et l’on comprend que ces peintures aient échappé à l'attention des archéologues. Je n'ai connu moi-même la figure ici reproduite

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