‹ Mélanges Henri Weil [microform]. Recueil de mémoires concernant l'histoire et la littérature grecques dédié à Henri Weil ... à l'occasion de son 80e anniversaire; ouvrage contenant un portrait en héliogravure, une phototypie hors texte et plusieurs illustrations dans le texteChapitre 86 sur 96 · Onze exemplaires. BenxourzLr, loc. laud., p · texte numérisé non relu

Onze exemplaires. BenxourzLr, loc. laud., p

4 Winter, Jahrb. des Instit., 1890, p. 164; cf. BernoueLt, ibid., 1896, p. 169.

Ὁ BaBeLox, Gazette archéol., 1885, pl. 1 οἱ p. 1.

ὁ Voir K.-H. Macxus, Die antiken Büsten des Homer. Eine augenärztlich-üsthetische Sludie. Breslau, 1898.

jahrb. des Instit., 1896, p. 160-170.

8 STRABON, p. 646

à cette notice, donne une image agrandie. Elle fait partie d'une collection de terres cuites de Smyrne, découvertes sur le Pagus, qui avait été formée dans cette ville par M. Lawson et que j'ai eu la bonne fortune de faire entrer au Louvre en 1882.

Nous l'avons décrite, M. Pottier et moi, dans un appendice de notre ouvrage Terres cuites el autres Antiquités trouvées dans le Nécrople de Myrina (Paris, 1886) :

« 759. Figure barbue, âgée, les yeux demi-clos, les sourcils

froncés, la tête couverte d'une sorte de mouchoir plat, retombant de chaque côté de la tête et serré par un lien. Traces de bleu et de rose sur le mouchoir. »

Comme on parait avoir fabriqué des figurines en terre cuite à

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Smyrne pendant au moins trois siècles, il est impossible de dater a priori les statuettes de cette provenance. Mais, comme l'a déjà fait observer Rayet, les produits caractéristiques des ateliers smyrniotes se rattachent tous, par le style, aux écoles de Lysippe et des seulpteurs alexandrins qui l'ont imité. Ce sont, en majeure partie, des surmoulages de petits bronzes datant de la fin du 1v° et du πιὸ siècle avant Jésus-Christ!. Que l'on ait continué à utiliser les mêmes moules à l'époque romaine, la chose est sans grande importance pour l'histoire de l’art. La véritable date d’une terre cuite n’est pas celle où elle est sortie du moule, mais celle du moule d'où elle est sortie.

Nous ne croyons donc pas nous tromper en plaçant vers l'an 300 avant Jésus-Christ la création du type d'Homère que nous publions. L'original peut fort bien avoir été sculpté vers cette époque à Alexandrie, pour orner une bibliothèque ou le temple construit par Ptolémée Philopator*. En effet, les bronzes que reproduisent les coroplastes de Smyrne sont très souvent de provenance alexandrine : ainsi s'explique la fréquence, dans toutes les collections de terres cuites smyrniotes, de motifs proprement alexandrins, Zeus Sérapis, types ethnographiques, nègres et caricatures.

Entre le type que nous signalons et celui de l'Homère de Sans- Souci, il existe plutôt une parenté indirecte qu'une relation immédiate de dépendance. La différence principale porte sur la partie supérieure de la tête : aux boucles ondoyantes, serrées par un diadème, correspond ici un fichu ou un mouchoir. Visconti a déjà parlé d'une « tête voilée en signe d’apothéose * », à propos d'un buste d'Homère, au Capitole, où le derrière de la tête est couvert d'une draperie ; mais il ignorait que cette partie de la sculpture est moderne ‘. Quelque signification que l'on attribue à la coiffure de l’'Homère de Smyrne, il semble certaia qu'un copiste du type de Sans-Souci n'aurait pas pris tant de liberté envers son modèle. Celui que le coroplaste a reproduit ou imité était l’image d'un vieillard aveugle et chauve ; c'est la calvitie, particularité absente de toutes les représentations connues d'Homère, qui paraît l'explicalion la plus naturelle de la coiffure adoptée.

S. ReixacH, Mélanges Graux, p. 143, et Esquisses archéol., p. 215. ? Eurex, Var. Hist., XIE, 21.

# Viscoxri. Icon. grecque, t. I, p 53.

HeuBiG, Guide to Rome, t. 1. p. 355.

ALGER τον

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