‹ Mélanges Henri Weil [microform]. Recueil de mémoires concernant l'histoire et la littérature grecques dédié à Henri Weil ... à l'occasion de son 80e anniversaire; ouvrage contenant un portrait en héliogravure, une phototypie hors texte et plusieurs illustrations dans le texteChapitre 89 sur 96 · Vila Ambrosianu, p. αἱ, Christ · texte numérisé non relu

Vila Ambrosianu, p. αἱ, Christ

3 Cf PLurarQuE, De laude sui, ch. 1.

4 χύνα ᾿Αμυχλαίαν (Anon. v.1-2) — Λάχαιναν κύνα (Pind., fr. 106) ; πέταται (Anon. 6) — Ném , VI, 55; ἐλελιζόμενος ποδί (Anon., 3) — πὰρ ποδὶ ναὸς ἑλισσόμενον (Ném., VI, 66).

5 Les seuls fragments sûrement hyporchématiques de Pindare sont les fragments 109-115. Je note en passant que le fragment 268 (ParnonÈME, De mus., p. 87) fait double emploi avec 109: il n'y est nullement question, comme on l'a cru, d'une prétendue allusion de Pindare au rôle politique de Terpandre, mais de l’ode thébaine de Pindare lui-mêune.

ὁ Blass y a ajouté avec vraisemblance le fr. 31 Bergk (16 Blass), qui est dans le rythme crétique, cher à l'hyporchème.

RS ne nn Br,

DEUX FRAGMENTS D HYPORCIHÈMES ANONYMES 421

vivacité martelée de son rythme rappellent à la fois Le style alerte de nos deux fragments anonymes et le rythme crétique (χρητιχὸς τρόπος) du début du second. D'autre part, « la plaine Dôtienne fleurie, » dont 1] est question au commencement du premier fragment anonyme, pourrait bien être une réminiscence d'un passage célèbre d'Hésiode dans les Éées :

“ el NN 7 ξ΄ \ ᾿ me, ' - ᾿ ἢ οἵη Διδύμους ἱεροὺς ναί

Or, cette réminiscence érudite est tout à fait dans la manière de Bacchylide, dont la Muse vit déjà de souvenirs, et qui, dans une de ses odes récemment retrouvées, cite précisément un vers d'Hésiode?. Il ne serait pas non plus difficile de relever dans Les odes de Bacchylide quelques parallélismes d'expression avec nos fragments anonymes*. Enfin la mention du cheval « pélasgique » et de la plaine Dôtienne, voisine de l'Ossa, semble indiquer que l'hyporchème d'où est extrait notre fragment 1 a élé composé pour une fête thessalienne ; or, non seulement Bacchylide avait, comme son oncle Simonide, d'illustres patrons en Thessalie, et ses odes trahissent une familiarité particulière avec ce pays ἢ, mais encore il paraît certain que le fragment 23 (— 15) de Bacchylide, l’un de ses deux fragments hyporchématiques assurés, appartient à un hyporchème thessalien : la déesse Athéna Itonia, en l'honneur de laquelle il a été composé. n'était adorée, en effet, qu’en Thessalie οἱ en Béotie (ἃ Coronée), et l’on ne voit pas bien les compatriotes de Pindare allant commander une cantate de fête à son rival Bacchylide ! Il n'est donc nullement impossible, ni même improbable, que l’un ou l’autre de nos fragments anonymes, peut-être tous les deux, fissent partie du même hyporchème que le fragment 23 (15) ; avec un peu d'imagination, il serait

l'HÉsioneE, fr. 141 — SrraBox, X, 1, 22 et XIV, 1, 40. Sur cett2 plaine Dôtienne, ancien séjour des Ænianes, cf. encore PLUTARQUE, Quæst. græc., 13: Hymnes homériques, XVI, 3: Dionorr, V, 61et les textes cités par ETIENNE DE BYZANCE, 5. v.

2 Baccu., V, 192 suiv.

3 Exemple : ἐλαφρὸν ὄρχημί(α)... ποδῶν (ANON. ν. 10) = ποσσίν τ᾽ ἐλαφροῖς (Baccn. T, 7). L'épithète ἀνθεμόεις (ANON., 5) revient deux fois dans les odes, et μανύω (v. 7) est aussi un verbe favori de Bacchylide.

4 Cf. ode XII (Kenyon 14), passim, et XVII (18), 21.

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facile de grouper les trois morceaux dans un ensemble assez satisfaisant !.

Mais me voici arrivé sur la limite où la critique conjecturale confine à la fantaisie. Il est temps de m'arrêter et de rappeler en terminant, une fois de plus, que, si je n’attache qu’une importance très secondaire aux inductions positivesde cetteétude, en revanche, le. résultatnégatif, — le retranchement des n°*29-31 du nombredes fragments de Simonide, — m'en paraît à peu près assuré. Je m'exprime à ce sujet avec d'autant plus de confiance que Jai recueilli d'avance l'approbation non seulement d’un critique aussi éminent que M. de Wilamowitz, mais celle de M. Henri Weil lui-même. On ne s’étonnera pas de me voir prononcer ici ce dernier nom. Voici tant d'années que je me suis fait une loi de ne rien publier sur des choses grecques sans avoir sollicité l'avis de ce Juge si sûr et si bienveillant, que, même dans le cas présent, où la surprise complotée m'imposait la discrétion, je n'ai pu me résoudre à me passer tout à fait de son émprimatur, dont je lui ai seulement dissimulé l’occasion A défaut donc de l'imprévu, puisse-t-il troufer dans ces pages un témoignage nouveau de mon profond respect

pour le savant, de mon affectueuse reconnaissance pour le maitre et l’ami !

Théodore Rerxacr.

! Par exemple, on souderait ainsi le fragment 23 (45) 6116 fragment Anon. 2 :

ἀλλὰ χρυσαίγιδος ᾿Ιτωνίας χρὴ παρ᾽ εὐδαίδαλον ναὸν ἐλθόντας ἁόδρόν τι δεῖξαι" « οἷδα γὰρ» ἐλαφρὸν ὄρχημ᾽ ἀοιδᾶι ποδῶν μιγνύμεν κτλ. Le 4 vers peut très bien être incomplet (catalectique); Blass supplée sans vraisem-

blance μέλος ; on ne « montre » pas un chant. Ajoutons qu'il n’est pas nécessaire que le rythme crétique (à propos duquel ces vers sont cités) se maintienne jusqu'au bout.

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