LES BOURGEOIS DE LA CIE DU XORDOUEST
ancien employé de la Compagnie de la baie d'Hudson, homme très intelligent mais très préjugé contre ses anciens maîtres, si l'on en juge par son livre, The Présent St-ate of HyÂson's Bay, publié en 1790 à Londres. M. Unfreyille était entré au service de la Compagnie de la baie d'Hudson en 1T71, en qualité d'écrivain, dit-il, avec un salaire de quinze louis par année. Il demeura à son emploi jusqu^à 1782, alors qu'il fut fait prisonnier par l'héroïque La Pérouse(12). A la p?iis, M. Unfreville refusa de reprendre son service; il vint à Québec, décidé à tenter fortune dans les '"pays d'en haut", cette fois au service de ses anciens adversaires, qui ne manquèrent pas d'utiliser ses connaissances, et peut-être aussi ses préjugés.
Unfreville prit avec lui huit hommes, dont il n'en nomme que trois : Saint-G-ermain ( 13 ) , contre-maître, Jean Roy et Dubé(14:). Il se àirige?r( 1785) vers l'entrée du Xipigon et pai^ vint au portage de la Eoche-Caipitaine le 17 juin. Il craignit, à un moment, d'être obligé, faute, de guide, d'abandonner l'entreprise, mais il fit heureusement la rencontre d'un nommé Constant, dont il a déjà été parlé, et qui avait eu une si triste expérience de la traite dans les 'contrées du Nipigon.
Constant lui ayant indiqué un Canadien libre d'engagement, Unfreville s'assura de ses services et put reprendre sa course. Finalement, il atteignit la rivière Winnipeg( 15) ou les voyageurs partis du Grand-Portage passaient ordinairement, puais tout cela n'était pas une découverte.
12. On sait que La Pérouse périt quelques années plus tard dans son voyage autour du monde et que sa perte inquiéta l'Europe entière.