‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 40 sur 68 · LES BOURGEOIS DE LA CIE DU XOED-OUEST · texte numérisé non relu

LES BOURGEOIS DE LA CIE DU XOED-OUEST

"Les Américains ne s'étant cependant pas hâtés de rerevendiquer leurs droits et n'ayant pas poussé la traite de ce côté, le Grand-Portage continua encore plusieurs années d'être le rendez-vous général des deux comjpagnies, et la route découverte par Unfreville ne fut jamais suivie pour communiquer avec l'intérieur." (16).

De 1784 à 1794, les Canadiens ne furent pas inquiétés au Grand-Portage, côté des Etats-Unis; ils s'étendirent même à l'ouest et au sud de ce point. Alexander Henry fut l'un des actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest, mais sans prendre une part personnelle aux opérations de la traite (17).

Les aninées 1784-85 sont remarquables dans l'histoire de la traite des fourrures par les changements et les nouvelles organisations dont il vient d'être parlé, comme l'année 1885 est célèbre pour l'ouverture du chemin de fer du Pacifique Canadien. Le grand élan des Bourgeois vers le Î^ord-Ouest ouvrait un siècle de progrès, que nous venons de clore brillamment.

La cessation des hostilités en 1783, la signature de la paix en 1784, firent germer un projet qui, souvent peut-être, avait été conçu par les marchands de fourrures, celui de fondre en une grande association le plus possible des petites compagtnies qui se faisaient concurrence sur le vaste terrain du Nord-Ouest. Au cours de l'année 1784 ce projet fut réalisé; la compagnie Gregory, McLeod et Cie, se mit à l'oeuvre aussitôt constituée. Elle était loin de renfermer tous les mem-

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