‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 47 sur 68 · LES BOUKGEOIS DE LA CIE DU NORD-OUEST · texte numérisé non relu

LES BOUKGEOIS DE LA CIE DU NORD-OUEST

plus paisibles: "Je crois que nos rivaux n'elerceront pas de violence contre les Sauvages. Ils m'ont dit n'en avoir pas l'intention, mais au contraire ils permettraient aux Sauvages d'aller commercer où ils l'entendaient. Je leur ai fait comprendre que, s'ils agissaient autrement, ou s'ils ordonnaient à leurs hommes d'enlever de force et de porter les effets et les pelleteries des Sauvages dans leurs forts ou dans leurs hangars, je les rendrais eux-mêmes et eux seuls responsables, et agirais en conséquence; ce que je suis décidé de faire. La traite doit nous être ouverte comme à eux. J'en ai parlé à M. McGillivray avant son départ, et il m'a promis qu'il conseillerait aux Sauvages, et les obligerait, autant qu'il était en son pouvoir, de payer leurs crédits, et je suis certain qu'il le fera. Soyez sur vos gardes avec M. Cartier, l'interprète de M. McGillivray; c'est un garçon insinuant et très intelligent. Soyez discret avec vos hommes ; sans cela, tous ces vieux voyageurs sauront de tous tout ce qu'ils voudront savoir. J'espère que vous vivez en meilleurs termes avec votre opposant que je ne vis avec le mien. Nous ne nous sommes oas adressé la parole depuis le départ des canots ; je crois cependant que c'est plutôt par indifférence que par haine, car nous n'avons pas eu de difficulté ensemble."

Roderic McKenzie raconte que, pendant l'hiver de 1786- 87 au lac des Serpents, d'après les instructions d'Alexanler Maekenzie, il avait bâtit un fort et Tilliam McGillivray avait établi son poste de traite tout près de lui; chose curieuse, McGillivray trouvant la situation défavorable pour tous deux, proposa de transporter leur opposition réclip roque dans un endroit qu'il indiqua et qui fut trouvé meilleur à tous égards. Après cela on ouvrit les hostilités l'un contre l'autre, c'est-àdire que chacun fit de son mieux pour attirer â lui les Sauvaores.

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