HISTOIRE DE LA PO^LME DE TERRE
lidiculisé d'miportan«e. Par contre, on a toujours applaudi ceux qui imaginaient des engins de destruction.
^ ^ ^ Un missionnaire de l'Acadie écri/vait en 1613 que les Français déterraient des racines de chiquehi, "assez semblable à la patate mais d'un meilleur goût" et que les Sauvages en mangeaient pour l'ordinaire. Avec cela et de l'éperlan ils se nourrissaient très bien ; c'est la pomme de terre des Micmacs, qu'en leur langue ils nommaient sgahun ou seguhhun
Le Frère Sagard se rendant au Canada, en 1623, raconte que le capitaine d'un navire anglais, avec lequel ils eurent quelques rapports, leur fit cadeau "d'un baril de patates: ce sont certaines racines des Indes, en forme de gros naveaux, rouges et jaunes, mais d'un goût beaucoup plus excellent que toute autre racine que nous ayons en Europe."
Ceci montrerait que les Anglais ne dédaignaient pas la pomme de terre et qu'ils la prenaient dans leurs colonies, telles que la Virginie, les Bermndes, ets. Quant au Canada, il ne renfermait, en fait de population blanche, que vingt ou trente employés de la compagnie qui traitait des pelleteries avec les Algonquins et les Hurons.
Cavelier de La Salle descendit le Mississipi en 1682 et &'en retourna aux Illinois au milieu de grandes privations, "car, dit le Père Zénobe Membre, qui l'accompagnait, ils n'avaient plus d'autres vivres que des ipommes de teT-re et des crocodiles". Je me demande si c'est la vraie pomme de terre qui figure ici ou le topinambour, car ce dernier est originaire du Brésil et du bas Mississipi; il a à peu près la scvenr d? l'artichaut.