‹ Mélanges historiques (volume 5)Chapitre 60 sur 83 · Le major Robert Rogers, (A Concise Account of North · texte numérisé non relu

Le major Robert Rogers, (A Concise Account of North

America, London, 1765, p. 244, 245), dit à ce sujet: « In travelling northward from Montréal, towards the Ottawas River, you meet with some few villages belonging to the Round Heads and Ottawas. The Round Heads are so called for the shape of their heads; there being ail possible pain taken by their mothers to make their heads round in their infancy, this being estimed a great beauty. »

les mêmes endroits et visitaient timidement les Trois-Rivières, de 1637 à 1680. Après cette dernière date on ne rencontre plus de mentions des Attikamègues, ou Poissons-Blancs, mais il y a des Têtes-de-Boule partout. A mon avis c'est un changement de nom inventé par les Canadiens du pays.^

Poissons-Blancs s'ajustait très bien avec la situation de ces Sauvages qui vivent de pêche et de

3. Aux registres des Trois-Rivières on trouve quelques baptêmes d'Attikamègues en 1637, en 1643, et tous les ans de 1645 à 1651 inclusivement; puis, après cette date, rien. Les premières mentions des Têtes-de-Boule aux registres sont de 1698.

L'ingénieur Pranquet, qui visita le pays en 1752, se met en route le 29 juillet avec Godefroy de Tonnancour pour la Pointedu-Lac, où il remarque « des maisons bâties uniformément et assujetties à des alignements. Il y en avait déjà neuf. Surpris de cette régularité, le sieur de Tonnancour me dit que c'était lui qui les avait fait construire à ses dépens et sur un terrain à lui appartenant pour y réfugier des Sauvages errants et vagabonds... Le projet de M. de Tonnancour est d'augmenter le nombre de ces maisons à mesure que des Sauvages se présenteront. Comme il est seigneur du lieu et riche, il le pourra avec facilité. Il fera même construire une église à mesure qu'il leur remarquera des dispositions à s'y fixer... Il compte attirer des Algonquins, des Montagnais et des Têtes-de-Boule. Ceux-ci sont nommés tels pour avoir la tête ronde. Ils ne sont nulle part envilagés, sont assez nombreux et habitent pour l'ordinaire entre la rive du nord du fleuve et le Labrador...

« Les Montagnaisi et les Têtes-de-Boule, continue Pranquet, se rencontrent aux Trois-Rivières et y vendent leurs pelleteries. Les Montagnais sont cabanes dans le voisinage de la ville (au Fond-de-Vau). »

En 1755, aux registres de la Pointe-du-Lac, il y a un grand nombre de baptêmes de Têtes-de-Boule.

Mélanges historiques, vol. 6, p. 136, 137, 187; vol. 17, p. 76; abbé J.-B.-A. Perland, Cours d'histoire, II, 244; Garneau, Histoire doi Canada, III, 45; Mémoires de Laterrièrre, p. 85; Handbook of Indians of Canada, p. 452; Annuaire de l'Institut Canadien de Québec, No. 13, p. 51.

lièvres; mais s'il a plu à quelqu'un de changer tout cela en Têtes-de-Boule, allons-y gaîment.

Elle avait les yeux bleus avec des cheveux blonds. C'est pourquoi on l'ap'la Geneviève de Brabant.

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