‹ Mélanges historiques et littérairesChapitre 14 sur 36 · WALTER, GUILLAUME, ARNOLD · texte numérisé non relu

WALTER, GUILLAUME, ARNOLD

Tell (entrant). — Enfin nous voilà libres. Plus d'entrave à l'action. On m'a raconté la trahison infâme de Walfenschiess. Je l'ai toujours redouté. Espérons qu'il n'est pas trop tard pour agir et que tout n'est pas perdu. J'ai envoyé deux émissaires par des chemins détournés pour se saisir de sa personne. Le mieux maintenant est d'agir le plus tôt. Je viens d'être la malheureuse victime d'une infamie cruelle. Mon fils que j'avais délivré est retombé dans les mains du cruel léopard de nos forêts ; mais je l'en arracherai de nouveau. La coupe de cet homme est pleine ; elle dévers3. Dieu fera une justice prompte et victorieuse. Nos rôles respectifs nous sont connus. Donc amis î au nom de Dieu qui a fait naître de la même souche les paysans et les empereurs et qui a donné aux uns et auxautres la raison et V intelligence^ nous jurons tous de nous secourir mutuellement pour la défense de notre liberté! SCÈNE XIIL Les mêmes, le père WERNER

Werner (entrant). — Enfants ! Dieu est avec la justice et la justice est avec nous. Enfants! soyez bénis.

(^^5 trois Suisses mettent un genou en terre) soyez, hénis dans votre entreprise. Votre cause est sacrée^ C'est Dieu qui s'est armé par votre bras pour punir la cruauté et riiijustice. Obéissez donc à Dieu et à la patrie qui requièrent de vous un sacrifice ! Faites reverdir nos montagnes et rendez la vie à nos insti» tutions! Marchez, la voix du peuple, c'est la voix de Dieu ! Allez! l'histoire enregistrera dans ses annales

LE SERMENT DES TROIS SuiSSES.

Page 1