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LE CLERGE

Toutes les religions depuis le commencement du monde ont eu leurs pontifes, leurs prêtres, que les peuples se sont plu à entourer de respect et de vénération. Placé entre l’homme et la divinité, le prêtre a une autorité d’autant plus grande qu’il puise ses enseignements plus profondément aux sources de la vérité.

Le catholicisme lui a donné sa plus sublime consécration, l’a élevé à sa plus haute dignité en le faisant le seul dépositaire de la vérité, le représentant de l’homme-Dieu, la personnification la plus parfaite de la vertu et du dévouement. Debout sur les limites du temps et de l’éternité, le prêtre enseigne à l’humanité, par ses paroles et ses exemples, la vanité des choses de la terre et lui montre la voie de ses immortelles destinées. Grands et petits, riches et pauvres s’inclinent devant son autorité, reconnaissent la sublimité de sa mission. Il a des enseignements pour toutes les grandeurs, des espérances et des consolations pour toutes les souffrances.

Au prêtre catholique seul, Dieu a mis sur le front cette auréole évangélique qui le fait reconnaître par

toutes les nations infidèles comme l’envoyé de Dieu et illumine les âmes des divines clartés de la foi. Le prêtre pour le catholique n’est pas un homme ordinaire, il participe de la nature divine, et lorsqu’il prie à l’autel et parle de la chaire, sa voix semble tomber des hauteurs du ciel !

Le catholicisme étant pour les catholiques la seule vraie religion, le prêtre, ministre de cette religion, interprète de ses doctrines et dispensateur de ses grâces et de ses faveurs, sera toujours pour eux supérieur aux autres hommes et aura sur les cœurs et les intelligences, une immense influence.

Cette influence, il ne l’exerce pas seulement dans le domaine spirituel, il la possède encore dans les choses matérielles avec lesquelles les nécessités de la vie le forcent de venir en contact.

Son action sur les gouvernements, sur les destinées des nations s’est fait sentir, dans tous les temps. Les rois ont cherché son appui et les peuples ont sollicité son intervention. Mais combien cette intervention doit être prudente afin cpe les fautes du citoyen ne rejaillissent pas sur le prêtre et n’affectent pas l’efficacité de son saint ministère ! Les intérêts sacrés qu’il a entre les mains sont si grands, si au-dessus des préoccupations terrestres, qu’il ne peut prendre trop de soin pour conserver l’ascendant qu’il exerce sur les âmes au point de vue de la vie future.

Il y aurait à faire ici des considérations générales que je néglige pour m’attacher spécialement à consi-

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dérer cette grande question dans ses rapports avec notre société, avec ses besoins et ses aspirations.

Le rôle du clergé au Canada est intimement lié à l’histoire de notre nationalité, à ses gloires, à ses vicissitudes et à ses souffrances. On le trouve à notre origine, veillant sur notre berceau avec la sollicitude d’une mère, donnant à nos pères l’exemple du dévouement et du sacrifice, et fécondant de son sang l’arbre de la nationalité française. Sur les champs de bataille, au sein de nos immenses forêts et sur les eaux de nos grands fleuves C|u’il sillonne et parcourt en tous sens, on le voit, la croix à la main, à l’ombre du drapeau de la France, toujours prêt à mourir pour Dieu et le Roi.

Lorsque plus tard la France épuisée livre au joug étranger cette terre que ses héroïques enfants du Canada ne peuvent plus conserver, il se soumet au vainqueur et reste fidèle aux vaincus dont il continue de partager les vicissitudes et d’encourager la foi et le patriotisme. De même qu’il avait bravé les balles et les bûchers pour nous, protéger, ainsi pour nous conserver les droits et les institutions garantis par les traités, il brave la colère du despotisme et déjoue les complots du fanatisme. Sans peur et sans reproche, il résiste aux injustices du pouvoir sans cesser de commander le respect à l’autorité établie.

Quand il voit que nous avons besoin d’instruction pour lutter, par la plume et la parole, contre des ennemis forts et puissants, il nous met ces armes à la main, il ouvre des collèges et des écoles et nous donne des orateurs et des écrivains qui font trembler nos fiers vainqueurs et illustrent le nom français.

La famille canadienne augmente, se multiplie merveilleusement, il lui faut s’éloig'ner des rives du Saint-Laurent qui ne suffisent plus à son extension ; il donne encore, le premier, l’exemple du dévouement, il s’enfonce dans la forêt, élève une croix et des générations vigoureuses se groupent autour de lui.

Tel a été le prêtre en Canada.

Inutile de chercher à nier ses services : ils sont inscrits à chaque page de notre histoire. Est-il étonnant après cela qu’il ait les sympathies, la confiance et la vénération du peuple canadien ?

Mais les temps sont changés, les événements ont modifié nos besoins et nos conditions d’existence.

Ce qu’il nous faut maintenant, un cri universel le proclame : c’est le progrès matériel, le développement de l’industrie et de l’agriculture ; c’est une éducation pratique en rapport avec nos besoins.

Le clergé sera-t-il, cette fois encore, à la hauteur de la situation ? Continuera-t-il son œuvre de protection et de conservation ?

Nous l'espérons, car déjà il s'agite et prend part au mouvement heureux qui s’opère en ce moment au milieu de nous. Déjà il se lance dans la discussion de ces questions importantes que nous avons signalées, communique ses opinions et ses projets et ouvre à l’esprit public des horizons pleins d’espérances. Des prêtres éminents se mettent à la tête d’entreprises qui ont pour objet le développement de l’industrie et de la colonisation. Les réformes dans l’enseignement sont aussi commencées, et bientôt la jeunesse ne sera plus condamnée à végéter dans les

professions libérales, faute d’une éducation plus pratique et plus appropriée à nos besoins et à nos ressources.

Encore quelques efforts et le clergé aura une fois de plus sauvé le pays, mérité sa reconnaissance et justifié sa confiance.

Inutile de se le dissimuler, tous les efforts de nos hommes publics pour tirer la population de son apathie et de son découragement seront inutiles, si le clergé ne leur prête pas le secours de son influence. Il l’a habituée à compter sur lui dans les moments de crise, s’il ne jette pas le cri d’alarme, elle croira qu’il n’y a pas de danger. Il lui faut nécessairement subir la responsabilité de l’ascendant et de l’influence qu’il exerce sur elle.

Ee clergé a jugé à propos de lui faire accepter la Confédération; je suis un de ceux qui l’en ont blâmé. Qu’il aide, qu’il force même les auteurs de ce nouveau régime à nous prouver que nous nous sommes trompés et nous n’aurons plus qu'une seule voix pour louer sa sagesse et son patriotisme.

En présence du fait accompli et des voies nouvelles qu’il nous ouvre, il n’y a plus de place pour les divergences d’opinions et les récriminations inutiles, nous devons tous unir nos efforts pour essayer de faire jaillir de cette organisation politique le bonheur et la prospérité de notre commune patrie. Les transformations politiques que nous traversons bon gré mal gré ne doivent pas nous empêcher de poursuivre toujours le même but, la même pensée : la conservation de notre autonomie, l’honneur de la race française en Amérique.

CORKESPONDAKCE.

{Mallicvie)

La Malbaie, ou Murray Bay, est une station balnéaire où des centaines de personnes vont, tous les ans, chercher la santé et le repos. La nature Ta bien faite pour un pareil objet; rien n’y manque de ce qui peut délasser l’esprit et fortifier le corps. Le paysage est grandiose, remarquable par la variété et la beauté des effets de lumière que le soleil y produit ; une brise constante y entretient sans cesse une fraîcheur agréable, et la mer y apporte deux fois par jour ses flots imprégnés de salin. Au fond de la baie se trouve le village propre et bien bâti ; les deux côtes qui l’encadrent, et dont l’une s’appelle le “ Cap à l’aigle,” et l’autre “ La Pointe au pic,” s’élèvent en amphithéâtre à une hauteur considérable.

Lorsque les premiers et les derniers rayons du soleil illuminent de reflets d’or, d’argent et de pourpre les collines, les montagnes et les flots de la mer qui s’avancent en chantant dans la baie, rien de plus beau que le spectacle qui s’offre aux regards, rien de plus pur et de plus suave que la brise qu’on respire alors.

C’est sur les deux côtes qui encadrent cette baie que s’abat tous les ans une nuée d’hommes, de femmes et d’enfants pâles et rachitiques.

Rien de plus original et de plus curieux que cette population nomade venant de partout se refaire le corps et l’âme au sein de cette nature vigoureuse, pleine de sève, de grandeur et de charmes. Il y a place là pour les douleurs morales comme pour les souffrances physiques. Re spectacle des misères humaines, au milieu de tant de grandeur et de puissance, doit inspirer à l’âme souffrante des réflexions consolantes. Elle doit, dans des moments d’illusion, chercher à s’envoler de la cime des montagnes dans l’immensité du ciel ou à s’élancer sur la crête des flots qui s’en retournent vers l’immensité de la mer.

Toutes les races et les religions sont représentées ^ ici. On y voit des Anglais, des Américains, des Français, des Allemands, des Irlandais, des Ecossais, etc., etc. Ees manières simples et franches et la figure douce et tranquille des habitants de l’endroit forment, au milieu de cette mosaïque humaine, un curieux contraste dont, apres tout, ils ne doivent pas rougir. Res étrangers peuvent aller sur leurs bords chercher la santé et le repos, mais ils n’en rapporteront pas le bonheur que ces vigoureuses populations doivent trouver dans la conservation des mœurs et de la noble simplicité de leurs ancêtres.

Res étrangers adoptent plusieurs genres de vie. Res uns se retirent dans les hôtels, d’autres louent des maisons et font bouillir eux-mêmes la marmite, uh grand nombre pensionnent chez les cultivateurs

de l’endroit. Le prix de la pension dans les hôtels est d’une piastre par jour ; chez les cultivateurs il varie de deux à c|uatre chelins.

i\I. Kerr se fait bâtir en ce moment un joli cottage en face du débarcadère.

Il y a peu de familles canadiennes parmi tous ces étrangers. Les Canadiens-Français préfèrent aller, paraît-il, au sud du fleuve, à Kamouraska, Cacouna, etc.

On se porte en masse vers le quai, à l’arrivée des bateaux-à-vapeur, pour voir les gens qui passent en route pour le Saguenay et souhaiter la bienvenue à ceux c|ui arrêtent à la Malbaie. A voir l’empressement avec lequel on demande des nouvelles à ceux qui arrivent, on dirait des exilés absents de la patrie depuis bien des années.

Il faut voir aussi les files de calèches qui se croisent en tous sens, car tout le monde est cocher pendant la saison d’été, et toutes les voitures sont des calèches ; il faut en prendre son parti. On a essayé les quatre roues, mais il a fallu y renoncer, les côtes sont trop nombreuses et trop escarpées pour ce véhicule. Les cochers pestent contre les cultivateurs qui leur font opposition, mais les étrangers ne se plaignent pas, car ils se promènent à bon marché.

Il n’est pas rare de voir, le soir, des grandes charrettes remplies de jeunes filles et d’enfants en train de s’amuser.

C’est le matin et l’après-midi qu’on voit défiler les baigneurs et les “ baigneuses ” vers le fleuve. Il faut voir leurs accoutrements, il faut entendre leurs cris,

lorsqu’ils se mettent le bout des orteils dans l’eau et lorsqu’ils se plongent tout entiers dans le liquide salé. Mais jetons un voile sur tant de détails.

J’étais à la messe, dimanche dernier. Je fus bien surpris de voir, à l’autel, M. Dufresne, de hévêché de Montréal ; il officiait, assisté de M. Fiché de Terrebonne. Je ne fus pas moins surpris en voyant M. Hicks monter dans la chaire pour faire le sermon. Comme j’étais porté au sommeil, je crus que j’étais le jouet d’un rêve, mais non, je reconnus bientôt que c était une agréable réalité. Et pourquoi pas ? Des eaux salées doivent être bonnes pour les prêtres comme pour les autres mortels.

Il est un fait assez curieux à constater, c’est qu’à la Malbaie où on va de cent lieues prendre des bains, les gens de l’endroit ne se baignent pas. Autre preuve qu’on apprécie rarement ce qu’on a sous la main.

Je dois dire qu on a déjà vu des étrangers qui avaient passé quinze jours à la Malbaie, se hâter, en arrivant à Montréal, d’aller prendre un bain chez Moretti. Ils avaient trouvé l’eau trop froide.

Les gens de la Malbaie ont des patois pittoresques et prononcent certains mots d’une manière singulière, ils prononcent, par exemple ; si vous voulais pour si vous voulez.

^ Ce sont, tout de même, de bonnes gens, dont nous n avons pas à rougir en présence des étrangers. Fourvu que ceux-ci ne les gâtent pas !

F y a un cimetière, à la Malbaie, avec des tombes qui attestent que plusieurs générations dorment

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SOUS cette terre où l’on va chercher la santé. On meurt donc là comme ailleurs. Il y a même des cas de consomption : c’est étonnant. On y voit cependant beaucoup de vieillards qui ont l’air jeune. On n’y rencontre pas de mendiants : c’est un fait que j'aime à constater.

L’émigration n’}^ exerce pas ses ravages. Quand un père a plusieurs fils qu’il ne peut établir, il les envoie faire de la terre neuve.

CÔEEESPONDANCE.

{Malhaie)

Evidemment je ne suis pas à quatre-vingts lieues de Montréal. Dimanche dernier, c’était M. Fiché qui chantait la messe; M. Dufresne prononçait le sermon, et M. Hicks faisait entendre à l’orgue sa belle et grosse voix. A quoi sert maintenant d’aller se cacher dans les montagnes de la Malba'ie ? A quoi sert de chercher la solitude ?

J’avais déjà entendu parler M. Dufresne, il y a sept ou huit ans, un jour de nomination, à Eongueuil. On connaît son histoire. Il était médecin à Daprairie , il avait une belle position, deux aimables petites filles, une épousé devouee ; l’avenir était pour lui plein d’espérances et de promesses. Il y a cinq ans, une maladie foudroyante lui enlevait son épouse bien-aimée ; le vide se fit dans son âme ; il crut que le monde ne pourrait remplir ce vide ; cpielques mois après, on apprenait avec étonnement que le docteur Dufresne avait pris la soutane. Il

a été reçu prêtre, l'année dernière ; ses deux petites filles sont au couvent. Etrange destinée !

Il y a sept ou huit ans c'était de politique qu’il parlait ; il était un des partisans les plus dévoués et les plus utiles du parti conservateur. Dimanche dernier, il traitait de choses beaucoup plus grandes et plus importantes, de choses divines !

Parler d’un homme, vanter ses mérites lorsqu’il est rempli d’infirmités et de faiblesses et sujet à changer du jour au lendemain, et parler de Dieu, de l’immortalité de l’âme et de l’importance du salut .... quelle différence ! Quant à M. Hicks les gens de la Malbaie ont dû tous revenir de la messe avec le torticolis, car ils tournaient la tête à chaque note que M. Hicks leur envoyait, comme des coups de canon, dans les oreilles.

Les prêtres qui visitent M. le curé Doucet se font un devoir de lui rendre tous les services possibles pour payer un peu l’hospitalité généreuse et charmante qu’il leur donne.

Lundi dernier, je traversais en chaloupe à Kamouraska dont la vue me fascinait depuis plusieurs jours. Kamouraska est en face de la Malbaie, de l’autre côté du fleuve. C’est une coquette petite ville aux blanches maisons groupées sur le rivage comme un poli bouquet de fleurs. C’est la plus gaie et la plus joyeuse de nos stations balnéaires, probablement parce qu’elle est la plus française. Il y a là une société brillante, pleine de vie et d’entrain ; on y prend des bains et on s’y amuse ; on peut fort bien faire les deux à la fois, n’en déplaise à messieurs les Anglais. A voir les Anglais à la Malbaie,

on dirait que les stations balnéaires sont des lieux de pénitence et de mortification ; on dirait des mahométans faisant leur pèlerinage à la Mecque.

A Kamouraska, il y a d’abord plusieurs familles canadiennes qui sont très bien, et dont la politesse et la gaieté contribuent tant à rendre le séjour de leur ville agréable. On me permettra de nommer en particulier les familles Taché, Michaud et Routhier, qui se donnent beaucoup de peine pour amuser les étrangers. Parmi ceux-ci j’ai remarqué Mme juge en chef Duval, Mme Geo.-E. Desbarats, les demoiselles Bossé, monsieur et madame Drolet de Montréal, Mlle Randry, de Québec, et deux des membres de la société Hamel, marchands de Québec, avec leurs familles. Il y en a plusieurs autres,

sans doute, mais je n’ai pas eu l’occasion de les connaître.

Je ne dois pas oublier de mentionner M. le curé Hébert, dont tous ceux qui le voient gardent un si bon souvenir.

J’ai vu M. Routhier avec plaisir et j’ai remarqué avec satisfaction la belle position qu’il s’est faite Je l’ai retrouvé tel que je l’avais connu au collège de bamte-Thérèse, où nous étions compagnons de classe ; ses talents se sont magnifiquement développes, mais son caractère est resté le même, bon, gai et affable. Ceux qui le jugent par ses écrits à la Veuillot, seraient surpris de le voir dans les soirées ou les pique-niques de Kamouraska, dont il est ame et presque toujours l’un des organisateurs On se demande en le voyant rire, sauter, chanter et danser avec tant d’entraîn, si c’est bien là l’auteur

austère des causeries du dimanche. Tant mieux qu’il soit ainsi. Ceux que ses principes pouvaient avoir effrayés craindront moins de devenir ses disciples. Je vous assure que le chemin qu’il poursuit n’est pas bordé que de ronces et d’épines, et que sa compagnie est moins ennuyeuse que ses principes le sont pour plusieurs. Je suis certain c|u’il ferait bon ménage avec les correspondants de “ l’Opinion Publique,” dont la légèreté lui déplaît et qu’il deviendrait, en peu de temps, l’inséparable ami de Fabre, s’ils n’étaient pas si loin l’un de l’autre. Comme ils pensent les mêmes choses au fond et qu’ils ont tous deux de l’esprit, ils ne tarderaient pas à mettre de l’eau dans leur vin pour avoir le plaisir de trinquer ensemble. Routhier est ce que plusieurs de mes amis seraient si la destinée les eût jetés sur les bords de la mer, dans la douce solitude de Kamouraska ; et lui serait probablement ce qu’ils sont, s’il eût vécu dans un milieu plus varié, plus exposé au contact et à l’influence des opinions humaines. Qu’ils restent tous et chacun d’eux, comme on dit au palais, ce qu’ils sont, voulant et cherchant le bien de la religion et du pays par des moyens différents, et la société n’en profitera pas moins de leurs travaux et de leurs talents.

Inutile de dire que M^e Duval a sa cour à Kamouraska comme à Québec ; on comprend, en la voyant, l’influence que les femmes exercent en France sur la société par leur esprit et leur caractère sympathique. Sa réputation n’est pas surfaite ; elle la mérite, elle se serait distinguée même sur un théâtre plus considérable.

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