OSCAR
Vendredi soir, avait lieu la réouverture des classes du soir de l’Institut des Artisans. Le succès de cette institution fait honneur à M. J.-B. Rolland. Voda un homme qui fait sa marque partout, dans toutes les ^ choses qu’il entreprend ; il serait à la tête de 1 Institut Canadien-français qu’il trouverait moven de le ressusciter. Actif, entreprenant, plein de ressources et d’énergie, rusé au besoin, spirituel^ même, il ne pouvait manquer de faire son chemin et il l’a fait magnifiquement ; c’est un homme utile, pratique et dévoué. Obligé de parler en public, il s’en acquitte bien, il a de l’esprit, quand il ne force pas trop la note, .et on aime à l’entendre lorsqu’il dit en peu de mots ce qu’il pense si bien.
Mais ce n est pas de M. Rolland que je voulais I^rler, je lui en demande pardon, c’est de M Oscar Dunn qui nous a dit, avec beaucoup de talent,
i ourquoi^nous sommes français ” ; c’était le suiet de sa conférence. ^
^ On ne peut parler de M. Dunn sans que des pensées vives et gracieuses se présentent à l’esprit II y a dans son extérieur comme dans son caractère.
sa parole et ses écrits, quelque chose de brusque et de distingué à la fois, de la politesse tranchante comme l’épée d'un gentilhomme militaire, de même qu’il a la foi impétueuse d’un zouave pontifical, comme son ami et le nôtre, M. Gustave Drolet, et la manière vive, sérieuse et simple de penser et d’écrire de M. Gérin, du “ Constitutionnel.” Il est vrai qu’ils ont complété tous deux leur éducation littéraire et politique à Paris, à la même école.
M. Dunn est journaliste et il doit l’être, on ne le laissera pas abandonner la carrière où il peut rendre de si grands services à la société.