‹ Mélanges historiques et littéraires [microforme]Chapitre 54 sur 94 · UN PROCES INTERESSANT · texte numérisé non relu

UN PROCES INTERESSANT

Dans l'été de 1864, vingt-deux ou vingt-trois

jeunes gens sudistes, appartenant pour la plupart à de bonnes familles et commandés par i

pas ses sympathies.

. Les Canadiens-français, toujours portés vers ce qui est chevaleresque, ne manquèrent pas d'admirer le coup de main hardi, téméraire même des incursionistes.

Les Américains du Nord furent irrités et firent même des menaces ; ils accusèrent le juge Coursol

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de partialité, et le gouvernement canadien fut forcé de le suspendre de ses fonctions, de faire ê

long avocats les plus habiles avaient été retenus de part et d'autre: John-

Les quest national furent soulevées et discutées avec une force d’ tation vraiment remarquable. L'auditoire toujours nombreux se composait spécialement d'avocats, d'étudiants ; on y voyait bon nombre d'Américains et de’ citoyens sympathiques en général aux jeunes sudistes. On y voyait même plusieurs dames dont l’une surtout s’intéressait spécialement à l'un d'eux, un beau grand &arçon appartenant à une excellente famille. La sympathie fut mutuelle, car elle finit par un mariage.

Le juge Smith décida que les formalités relatives à la mise en vigueur du traité d’extradition avaient été remplies, mais sur le fond, il jugea que l’incursion de Saint-Albans était un acte de guerre commis par des belligérants, qu’elle ne tombait pas sous le coup du traité d’extradition, et que les prisonniers devaient être libérés.

Quelques-uns de ceux qu’on n'avait pu arrêter de nouveau, après le jugement du juge Coursol, restèrent cachés durant plusieurs semaines dans les maisons de citoyens importants de Montréal.

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