‹ Mélanges historiques et littéraires: ou Recueil de documents rares ouChapitre 9 sur 18 · RIGOLET DE JUVIGNY · texte numérisé non relu

RIGOLET DE JUVIGNY

Nous ne chercherons point à justifier ici la conduite de Louise Labé, encore moins à contredire ce que Du Yerdier en rapporte. Nous dirons seulement que si sa conduite a pu donner lieu à Tadcuser de libertinage, elle l'assaisonnait du moins de tout ce que l'esprit a de plus séduisant, et les talents de plus agréable. Nos jeunes seigneui;s ignorants, si courus, si fêtés par nos belles ; nos petits maîtres, toujours à l'affût d'une conquête, et nos Turcarets, avec tout leur or, lui auraient vainement montré leurs désirs ; elle aurait rejette leur hommage : elle méprisait également la grandeur, la sottise et l'opulence. On ne la mettra point au rang des Laïs, mais on pourra la regarder comme la Léontium ou la Ninon Lenclos de son siècle. Il est aisé de se former une idée de cette femme célèbre en lisant sa troisième élégie, etc. Notes sur l'article Louise Labé, de la Bibliothèque française de La Croix du Maine ^ édit. de 1772, in-4®. *

PHILIPON DE LA MADELAmE , 178'^

Quand nous n'aurions pas les ouvrages de la belle G)rdière, notre littérature n'en serait pas moins riche, et son ménage en aurait certainement valu mieux. Fucs patriotiques sur Véducation du peuple. Lyon, P. Bruyset Ponthus, 1783, in-12, p. 320.

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