‹ Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;Chapitre 12 sur 62 · CHOUART ET RADISSON A LONDRES · texte numérisé non relu

CHOUART ET RADISSON A LONDRES

avait émigré dans le nord. (2) C'était durant l'automne de

Il y a ici un point d'histoire à examiner. Le 28 juillet précédent, la Mère de l'Incarnation écrivait de Qué'bec: *^Ce ne sont plus les Hollandais qui sont voisins des Iroquois, mais bien les Anglais qui se sont rendus maîtres de tout ce qu'ils possédaient et qui les ont chassés."

'Charles II d'Angleterre était sous le patronage de Louis XrV, roi de France, de sorte que le Canada devait se trouver bien aise de voir les Hollandais remplacés par les Anglais.

La religieuse ursuline continue : "Un habitant d'ici .... retiré chez les Anglais, il y a environ deux ans, leur donna, à ce que Ton croit, la connaissance de beaucoup de choses du pays des Iroquois et du grand profit qu'ils pourraient €n tirer pour la traite, s'ils en étaient les maîtres. On croit que ce peut être la raison qui les a portés à attaquer la Nouvelle-Hollande."

La Nouvelle-Hollande devenait la province de New- York et le Massachusetts (anglais) étendait son influence jusqu'au lac Ontario.

Cet 'Tiabitant d'ici", de Québec par conséquent, qui était-ce ? Chouart, à n'en pas douter, puisque les expressions employées par la religieuse ne peuvent s'appliquer qu'à lui. De plus, la Mère de l'Incarnation connaissait depuis longtemps Chouart et elle en a parlé en différents endroits de ses lettres. Quant à la partie qui regarde la contrée des Iroquois, ce devait être Eadisson qui fournissait les renseignements, car il y avait fait deux séjours assez prolongés.

Eeste à savoir jusqu'à quel point ces deux hommes ont contribué à décider la politique anglaise en faveur de cette conquête. Nous les avons vus arriver à Londres l'automne

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