‹ Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;Chapitre 13 sur 62 · CHOUART ET EADISSON A LONDRES · texte numérisé non relu

CHOUART ET EADISSON A LONDRES

de 1665, alors que depuis la fin de juillet, le changement de domination était connu à Québec. Il va sans dire que les gens de Boston avaient demandé à Charles II, de profiter de rétat de guerre pour s'emparer de la colonie hollandaise, mais était-ce vraiment à l'instigation de Chouart? C'est possible, du moins dans une bonne proportion. La Mère de Tlncarnation recevait ses informations des marchands de Québec et du gouverneur, tous très éveillés sur ce qui se passait à Albany, Boston et chez les Iroquois.

Nous allons suivre les deux iCanadiens. A peine débarques, ils se rendirent auprès du roi, au château de Windsor, en reçurent un accueil charmant et furent installés comme des personnages de marque (3).

Les conférences commencèrent, mais interrompues souvent par les tracas de la guerre, de la peste, certains troubles dans le [royaume (la queue de Cromwell) et la saison d'hiver qui renvoyait les grandes opérations au printemps.

Le roi hébergeait nos deux voyageurs que venaient voir les gros marchands et l'on causait de la baie d'Hudson, des territoires situés au-delà jusqu'au lac Supérieur, des (Sauvages, des castors, des orignaux et des bisons.

Au printemps de 1666, la maladie régnante cessa ses ravages. Le parlement retourna dans la capitale. Une compagnie s'était formée pour la baie d'Hudson (4). La première tentative de mettre à la voile fut paralysée faute de préparations suffisantes et à cause de la guerre.

3. Ils étaient porteurs <ie lettres de recommandatdon qu'ils avaient obtenues d'un parent de Charles 1er, le prince Rupert, ami de sir Georfre 'Cartwrig-ht, alors commissaire du roi.

4. G. D. Seuil. Voyages de Pierre-Esprit Radisson, Boston, N.-E. Dionne, Chouart et Radisson, Vol. V, Galerie historique.

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