LE (SYSTEME SEIGNEURIAL
"La somme que je paye annuellement est insignifiante, j<i m'en tiens là; pourquoi débourserais-je quelques centaines de piastres, moi plutôt que mes ancêtres, moi plutôt que mes descendants? Ceux qui voudront se libérer de cette manière en auront l'occasion; ils verront ce qu'ils doivent faire."
Je pourrais multiplier à l'infini, pour ainsi dire, les exemples que nous offre ,Saint-François-du-Lac. Vous avez ici riiistoire du régime seigneurial en Canada., et les grands mots de noblesse et de seigneurs sont réduits à leur valeur réelle.
La noblesse, chez nous, ne rapportait pas d'argent. La seigneurie absorbait beaucoup d'iargent avant que de commencer à en rapporter.
Jusque vers 1700, il n'y eut pas plus de cinq ou six seigneurs vivant à l'aise.
De 1700 à 1760, ils furent dans toute leur gloire, mais alors la moitié d'entre eux étaient des habitants qui avaient acheté des premiers seigneurs ruinés. Ces changements n'ont pas cessé d'avoir lieu jusqu'à nos jours.
Louis XIV voulait fonder ici une noblesse ou classe dirigeante, mais il n'y parvint pas à cause de la pauvreté de cette noblesse. Les seuls nobles du Canada qui firent actes de noblesse furent des Canadiens anoblis pour leur mérite personnel.
Richelieu, Louis XIV, Colbert et Talon, en nous imposant le système seigneurial, ont répandu des bienfaits immenses sur le 'Canada, car c'était le meilleur système de colonisation que l'on pût imaginer à cette époque; il ne serait pas trojf mauvais même aujourd'hui.