‹ Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;Chapitre 19 sur 62 · KI8ET VAINQUEUR DE LA OHAUDIERE-NOIRE · texte numérisé non relu

KI8ET VAINQUEUR DE LA OHAUDIERE-NOIRE

L'été de 1697, M. de la Gemeraie commandait au fort Cataracoui, situé où est la ville de KliigstoiL à présent.

On lui annonça que la Chaudière-N'oire, fameux chef iroquois, de la nation des Onnontagués, rôdait dans le voisinage, accompagné de quarante hommes. Cette nouvelle n'était pas rassurante, car depuis dix ans, la 'Chaudière- Noire répandait la terreur dans le Haut-Ca»nada, le long de rOttawa, du Saint-Laurent, et jusqu'au lac Saint-Pierre.

Pendant que la garnison de Cataracoui se tenait sur le qui-vive par la crainte d'une attaque, une bande de trentequatre jeunes Algonquins, recrutés aux Trois-Eivières et sur le territoire qui sépare le Saint^Maurice de l'Ottawa, marchait à la sourdine contre les Iroquois et les rejoignait à la baie de Quinte.

Le plus âgé de ces guerriers n'avait pas vingt ans. Ils furent d'une prudence consommée dans la conduite de l'expédition, et ils tombèrent sur la Chaudière-Xoire avant que d'avoir été aperçus.

La moitié des Iroquois succomba dans la lutte ; quelquesuns furent pris vivants, ainsi que la femme de la Chaudière- Noire. Quant ià ed dernier il reçut la mort en icombattant ( 1 ) , et ses dernières paroles furent: ^'Quelle disgrâce! Moi qui faisais trembler la terre, je péris de la main d'un enfant !"(2) .

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