‹ Mélanges historiques; études éparses et inédites de Benjamin Sulte;Chapitre 21 sur 62 · KI8ET VAINQUEUE DE LA CHAUDIERE-NOIEE · texte numérisé non relu

KI8ET VAINQUEUE DE LA CHAUDIERE-NOIEE

Doit-on voir une parenté dans l'aicte suivant qui se trouve au registre des Trois-Kivières, à la date du 19 juillet 1689 ? — Le curé Abe'l Maudoux baptise Marie-Thérèse, âgée de onze mois, fille de Dominique Kib8 et de Thérèse Kibanchisse, Algonquins, mariés hors de l'Eglise. Le parrain fut le sieur Jacques Labadie et la marraine Mairguerite, fille de Michel Godefroy de Lintot, capitaine des troupes.'^

KibS ou KiSet devaient être indifférents à Maudoux qui arrivait de France et prenait les noms par l'oreille, tant bien que mal.

Mais pourquoi KiSet et non pas Kiwet ou Kiouet?

C'est KiSet /dans le registre, par conséquent c'était Kihuiet dans la bouche des Algonquins, vu que le chiffre 8 se prononce huit en français. Les Algonquins se servent du son "huit'' absolument comme nous. Les Anglais rendent la lettre u par ou, et ils ont le w qui fait plutôt "houi" que oui et pas du tout ui.

Les anciennes archives que je consulte en ce moment portent Aha8eté, A8até, QuSachi, Ohe8ikliiohi8, Amusc8ar8i, Makate8ask8abitish, ce dernier capitaine de la Petite-Nation — tout cela dans une même page, parce que le son uit des Algonquins est celui du chiffre 8 en français.

Reste à savoir ce que signifie le terme Ki8et. Le dictionnaire de la langue des Cris (Algonquins) du Père Lacombe, dans les mots qui ressemblent à Ki8et, Eliwehen, Kiweh donne le sens de retourner, revenir, rentrer quelque part. Là-dessus, je dirai : Ki8et est l'homme qui revient chez lui.

Je ne sais ce que devint Ki8et après 1702, mais, dans le registre de la paroisse des Trois-Eivières, année 1747, on trouve cet acte qui n'est pae connu :

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