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Forgane de l'orateur attendri , dans les tourbillons de neige qui tomboient du ciel y et qui blanchissoient le drap mortuaire du cercueil , dans le vent qui soulevoit ce drap mortuaire, comme pour laisser passer les paroles de Tamitië jusqu'à l'oreille de la mort \ il y ayoit^ disons-nous, dans ce concours de circonstances quelque cbose de touchant et de lugubte.
On va maintenant entendre parler M. de Fontanes lui-même ^ , interprète bien plus digne que nous d'honorer la mémoire de M. de La Harpe. Nous ferons observer seulement que l'orateur s'est trompé lorsqu'il a dit que la mort éteint toutes les haines. Les restes de M« de La Harpe n'étoient pas encore recouverts de terre ; nous pleurions encore autour de son cercueil , près de sa fosse ouverte ; et dans le moment même où M. de Fontanes nous assuroit que toutes les injustices alloîent s'ensevelir dans cette tombe , que tout le monde partageoit nos regrets , un journal insultoit aux cendres d'un homme illustre ; on l'accusoit d'avoir déshonoré le
' Voyez le Discoars de M. de Fontanes à la fin da Tolume.
4^6 KOnCES sécAOLOGTQlTES.
commencement de sa catrière par ses neuf dernières années. Nous appliquerons aux auteurs de cet article les paroles de l'Ecriture que M. de La Harpe a citées à la fin de son dernier morceau sur l'Encyclopédie , et qui sont aussi les dernières paroles que ce grand critique ait fait entendre au public :
Malheur à vous qui appelez mal ce qui est bien, et bien ce qui est mal!
SUR LA MORT