‹ Mélanges historiques [microforme]Chapitre 12 sur 21 · ES Ÿ · texte numérisé non relu

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tre et tenir sont deux choses ” bien différentes,

» Malheureusement. La suite de cet entretien va le démontrer.

Pierre, — Quel a été le Personnel de Ja Commission Chargée de régler la difficulté scolaire S :

Le curé. — Cette Commission n’a jamais été nommée,

Pierre, — Elle avait Pourtant

été Promise, et longtemps prônée Comme la seule #e ;

planche de salut.

; Mais les élections une fois ion.

uer tout à l’heure que, promet

appelait les extrémistes irait Pas à contenter tout le mo IRRE. — Ce “ n'avait rien de rassurant ; bien qu’on eût Promis à satiété de régler la difficulté | sâtisfaction gén :

Le curé. — ]] était facile de com

prendre déjà que

les ‘droits de la minorité allaient être sacrifiés. En

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‘parlant ainsi, on voulait tout simplement préparer l'opinion publique à la capitulation.

. Prennes. — On redoutait le choc en retour.

Le curé. — En octobre, si je me rappelle bien, les deux gouvernements passèrent plusieurs jours en conférence, et bâclèrent ce qu’on appelle l’arrangement Laurier-Greenway.

PIERRE. — Sait-on ce qui s’est passé dans cette conférence ?

Le curé. —Le profane n’en saura jamais rien. : car on a déjà répondu à un curieux, que les négociations avaient été confidentielles, et qu'aucun procès-verbal n'avait été tenu. !

Prerrs. — L'arrangement fut du moins rendu public immédiatement.

Le curé. — Non, pas encore ; mais le ministre des Travaux publics partit peu après pour Manitoba.

Prenne.— En mission diplomatique, je suppose.

Le curé. — Evidemment. Veuillez ici, M. Pierre, ne pas multiplier les questions, et me laisser glisser rapidement sur les incidents de ce voyage. L’arrangement ébauché à Ottawa fut communiqué confidentiellement à l’archevêque de St-Boniface et aux chefs de la majorité protestante. Ce qui se passa dans ces entrevues, nous le saurons peut-être plus tard. Tout ce qu’il est permis d'affirmer, c’est que les propositions trouvées inacceptables par le premier furent agréées par les derniers. La mission : du ministre des Travaux publics se termina par un banquet qui lui fut donné le 26 octobre, et que présida le fameux Martin l’auteur

œ ah

Publicité un Mémoire soi

ne seraient pas élevés ensemble, puisqu'ils sont les enfants d’un même pays.

RRE, — Ces incidents mettaient déjà en pleine Imière Ja nature du compromis.

E CURÉ. — ns vite. Peu après, |’ ent était définitivement bâclé, et dans le cours de novembre il était enfin rendu public.

ERRE. — Quelle fut l'impression générale ?

Dos : :

CURÉ. — Une Impression de profond d tement, surtout chez ceux qui avaient cru AUX promesses solennelles formulées.

grandes qui furent convoquées publié nn pol où à Québes ; pui, jar qe t élaboré. :

Mais cette tentative de mystification échoua piteusement. La presse catholique démontra que le compromis n'était qu’un trompe-l’œil ; un de nos polémistes les plus distingués n'eut qu’à le piquer du bout de sa plume pour montrer qu’il ne contenait que du vent, et après avoir passé au crible les discours et le Mémoire, il fit constater aux moins perspicaces qu’il ne restait rien qu’un alignement de phrases aussi creuses que sonores.

Pierre. — Ces réponses ont-elles été mises en brochure ?

Le curé. — Sans doute : et je vous conseille fortement de les lire. :

PIERRE. — Je m'en ferai un devoir.

Le cuRÉ. — Peu après, les évêques de la province de Québec condamnèrent tour à tour le fameux compromis, demandèrent à leur clergé une souscription en faveur des écoles catholiques, et l'archevêque de St- Boniface, avec l'approbation du S. Siège, fonda l’œuvre du Denier des écoles de Manitoba. Alors la presse libérale abandonna sa première position.

Pierre. — En présence de ces faits, il ne restait plus à la députation de Québec au’à faire honneur à ses promesses solennelles.

Le curé. — Encore une fois, promettre et tenir sont deux choses bien différentes, on recula mais on refusa de se rendre.

Prerre. — Sous quels prétextes, en bonne vérité.

. Le curé. — On prétendit que le Conseil privé n’ordonnait pas le rétablissement des écoles catholiques, qu’une loi fédérale serait inconstitutionnelle, qu'il

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MÉLANGES HISTORIQUES 101 était difficile, impossible même de faire ce qu’on avait dit être si facile avant le 23 juin j d’une guerre religieuse, Le compromis, disait-on, ne

vement réglée. O:. d clergé, et on décid, de tout faire pour gagner du teun Pisrre. — Je © prends. On aurait peut-êtr. jiré

faire honneur aux engagements pris, mais san. r'ex- Poser à perdre le pouvoir.

Le curé. — C’est assez

reprendrons plus tard, et nous raconterons la résurrection ou l’enterrement de cette cause sacrée.

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