MÉLANGES HIS10RIQUES
Autre poi:t À noter.
I n:t pas moins impartial que prudent. : Pour s’en convaincre, il suffit de tourner la première feuille et de lire son entrée en matière :
-®Nous serions injustes, si nous accusions tous les
tionnelle des deux et des deux religions la
par ner etion de la langue anglaise et l'extinetion a" race française, ” Ainsi débute ce penseur que l’on a eu l’impudenee de traiter de pamphlétaire séditieux. L
Puis, avant de comme...cer l'exposé du drame tragique du Manitoba, Dom Benoît fait, à grands traits, l’historique de l’anglomanie au Canada, dont le chef-lieu
La seconde partie, secondaire en apparence, mais la plus importante en réalité, comprend deux chapitres dont les titres ont déjà été donnés. C'est précisément dans cette partie que la Semaine religieuse de Québec & puisé les fragments dont la publication a valu à son directeur tant de sottises. Nous venons de relire cette b:cchure qui nou fournit l’occasion d'expliquer ce qui à été travesti, à plaisir par quelques-uns, avec méchanceté par d’autres.
Il est permis de croire, à en juger par l'ineptie des critiques, que les trois-quarts de ceux qui ont dénoncé Dom Benoît n’ont pas lu ce qu'il a écrit, pas même dans les fragments reproduits par la Semaine religieuse de Québec. Ce n’est pas assez dire, il est manifeste que sur le quart de ceux qui ont lu ces fragments, plus des neuf dixièmes au moins n’ont pas compris, égarés qu'ils étaient par l'imagination et la passion, me pouvant songer à les rapprocher d’un contexte dont ils ne soupçonnaient pas même l'existence.
‘ Or voici le résumé du texte et du contexte. S’il en est qui doutent de son exactitude, ils pourront le vérifier dans la brochure.
Au XIVe et au XV° siècle, il y a eu, en Europe, entre l’Angleterre et la France, une longue et terrible guerre, dans laquelle l'Angleterre. voulait conquérir la France, qui a laissé dans l’âme française un souvenir
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indélébile, guerre connue dans l’histoire sous le nom de guerre de cent ans.
Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle il y a eu en Amérique, entre la Nouvelle-France et la Nouvelle-
Cette seconde guerre de cent ans terminée, le gou. vernement anglais a généralement donné une ample liberté aux habitants catholiques et français du Ca-
Un premier épisode de cette dernière guerre de race ot de religion a été la déportation en partie double,
Cent ans, s demande : Quel est l'avenir de la race française en Amérique ? Comment se terminera cette
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troisième guerre de Cent ans qui se poursuit entre elle et le parti anglomane? La race française disparaîtra-telle du Canada comme elle est en voie de disparaître des Etats-Unis ? L'usage de la langue française cessera-t-il un jour au Parlement de Québec, comme il vient de cesser dans le Parlement de la Nouvelle-Orléans, terre aussi française autrefois que l’est aujourd’hui la province de Québec ?
À toutes ces questions palpitantes d'intérêt, et qu’il est non seulement permis, mais toujours opportun de traiter, voici en abrégé ses réponses, sur lesquelles nous attirons particulièrement l'attention.
D'une part, plusieurs raisons lui font craindre l’extinction de la langue française en Canada, et la fusion de la race française avec la race anglaise.
Mais d'autre part, plusieurs raisons permettent également d’espérer et de croire que la race française échappera au péril de l’absorption et gardera au Canada la place qu’elle occupe.
L'une des raisons sur lesquelles reposent ses espérances et sa foi est la suivante :
Depuis trois siècles, l’Angleterre n’a cessé d'accroître son immense empire colonial. Elle a presque toujours réussi à terrasser les adversaires qui ont cherché à diminuer son embonpoint excessif. Mais la bonne fortune des nations n'est jamais éternelle. L'histoire en fait foi. Il peut donc arriver un jour à l’Angleterre, comme à tant d’autres nations, que sa prospérité se mette à décliner. Alors les Anglomanes du Canada deviendront nécessairement plus modestes, perdront