‹ Mélanges historiques [microforme]Chapitre 5 sur 21 · ET · texte numérisé non relu

ET

défavorable aux réclamations de la Chambre : il condamnait complètement les réformes demandées et, par surcroît, les suggestions hostiles qu’il contenait furent adoptées par les Communes d'Angleterre.

Les chefs qui s'étaient séparés de Papineau, pour la raison que nous avons déjà donnée, n'avaient pas été mauvais prophètes, comme on le voit. C'était la réponse aux fameuses 92 résolutions.

A cette nouvelle, les agitateurs se mirent à parcourir la province pour soulever le peuple ; les assemblées publiques se multiplièrent ; des manifestes violents furent répandus dans les campagnes ; on forma. des associations secrètes ; on organisa la résistance armée en certains endroits ; on alla jusqu’à pendre le gouverneur en effigie. L’'insurrection était commencée, mais devait naturellement aboutir à un désastre, puisque les insurgés n'avaient ni argent, ni armes, ni officiers compétents, et que la masse de la population, en parfaite communauté d'opinion avec son clergé, était indifférente ou hostile au mouvement qui allait tout compromettre. C'était bien la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

L'insurrection qui éclata à Montréal, le 7 novembre 1837, il faut bien le noter, ne fut pas un mouvement national, puisque la masse de !a population lui était hostile. Par conséquent, le clergé n’eut pas à se poser € : antagoniste du peuple ; et en la condamnant, il ne condamna pas tout un peuple, mais seulement quelques centaines d’insurgés.

Elle n’était pas suffisamment justifiée par les griefs

20 MÉLANGE HETORIQUES

été assez exaltée sinon tm

L'attitude tenue par le dlmgé, en cette circonstance, s'imposait. Son devair était tout tracé, et il sut le remplir — quoi qu'en en dise— avec autant de tendresse paternelle que de fimmeté. C’est déjà le jugement de l’histoire, «t smou pemphlétaire ne réussir à l’entamer.!

C'est justement æ qu disent un journal protestant, la Gazette de Manttéal, sur le même point : ‘ Qu’aurait-on pensé et dit, së le clergé catholique romain avait encouragé ls sévalte ou n'avait pas averti le peuple des conséguemæs qu'elle pouvait avoir. S'il fût un temps où il étsit dis devoir des évêques d’user

Page 1