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D SE

48 MÉLANGE HWPORIQUES

Ce programme s'impmmit, puisqu'il avait capté

ui ont refusé de s'unir À leurs co-

la perfectionner, et qui ont méconnu

’épiscopat ! Le jugement de Fhistoire

sera sévère pour ces mannequins politiques et leurs

acolythes.

Ces deux victoires poussèrent naturellement Fennemi à poursuivre sa campagne. Aussi, en

droits scolaires de la étaient égale-

provinces de ls Sas-

ité engage avec l’ennebien augurer de l'avenir.

opportun.

Quellé leçon de choses ! Dans l’espace d’un demisiècle, même question dans l'espèce, même temporisation, même tactique ou plutôt, même absence de tactique, et même résultat naturellement. Quatre défaites désastreuses sur le terrain scolaire ! Or les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, comment ne pas craindre pour l’avenir de la nationalité canadienne française, si elle ne veut pas comprendre que l’union s'impose, du. moins sur le terrain social et religieux ? Comment traiter d’utopistes ceux qui prêchent cette union, qui veulent même organiser un nouveau système de défense, un bataillon libre d'opérer à droite ou à gauche sur les matières ordinaires, mais n'ayant pas d'autre politique que celle de l'Eglise, sur le terrain social et religieux. Ce qui est certain, c’est que la lutte dans les mêmes conditions nous prépare de nouvelles défaites ; et l'ennemi, qu’on en soit sûr, ne déposera les armes qu'après avoir réalisé son programme. Ne nous faisons pas illusion ! Si le flot montant du fanatisme n’est pas endigué par une action commune, il débordera, plus tôt qu’on ne pense, sur la province de Québec. L'ennemi du dehors pourra livrer bataille avec des chances de succès, car il y trou-

vera un allié puissant dans l'ennemi du dedans qui l'invite déjà. Nous n’en vêulons d’autres preuves que les paroles suivantes dites dernièrement par un politicien, et que nous reproduisons telles que nous les avona lues : “ J'approuve dans tous ses détails le règlement en question. Il donne justice à la minorité. Si dans la province de Québec le système établi à Manitoba, à l'heure présente, remplaçait celui que nous avons, la cause de l'instruction publique aurait fait un grand pas. ”

et aux pasteurs des Âmes le droit d'éclairer la conscience des fidèles par des mandefhents ou des prédications, et l'on prétend soumettre ces actes à l'appréciation du juge civil... On cherche à amoindrir l’action du clergé dans l'éducation de la jeunesse, alors que c’est lui qui, depuis l’école de hameau jusqu’à la grande Université Laval, l’a créée avec ses deniers et soutenue de ses soins. On veut y faire prévaloir une bureaucratie, qui s’efforce d’imiter celle d'Europe avec une inexpérience naïve.

En un mot c’est la même situation que celle de la Belgique en 1842.

“ Au Canada on trouve également les mêmes divergences d’appréciations entre les catholiques sur l’origine et la portée de ce travail, la même funeste alliance de avec des hommes dont la violente hostilité à 1 est connue. Aussi nous ne saurions trop recommander à nos amis du Canada d'étudier l’histoire de la Belgique et l’évolution de son parti libéral ; ils y verront, projeté comme dans un miroir, le péril qui s’avance sur eux. ”

(Les sociétés secrètes et la société, vol. ILE, p. 562)

Lorsque cette première campagne sera terminée on en commencera probablement une autre en faveur de l’Union législative fédérale, dont il a déjà été question lors des débats sur la Confédération. Ce régime politique entraînerait la suppression des gouvernements locaux de-chaque province, et mettrait entre les mains du gouvernement fédéral les intérêts particuliers des

nina ttenantiener dsnnttennranemmrimmmmantirnimeniatittenntbtntinémngneresnéen tn … stades …

Quoi qu’il advienne, sur quoi repose le salut de la nationalité canadienne française ? Sur l'union et surtout l’union avec l’Episcopat, sur un. attachement de plus en plus profond à sa religion, sa langue et ses coutumes. Sans cela, pas de salut, à moins d’un miracle. Cette union et cet attachement ont été son salut et sa force de 1760 à 1837, comme l’affaiblissement de cette union et de cet attachement, depuis 1837, a paralysé sa marche ascendante et lüi fera manquer sa mission, s’il ne s'opère pas une réaction.

Qui vivra, verra !

MÉÊLANGES HISTORIQUES 55

ni suspendue par qui de droit, ni assimilée à un simple chiffon de papier.

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Les faits alignés au cours de ce Précis historique démontrent — ce qui était mon objectif premier et principal — que notre clergé est doué à un naut degré de ce que je puis appeler le sens national. C'est’ grâce à ce don qu’il a été le sauveur des Canadiens français au lendemsin de 1760. L'attitude des évêques de Québec, en particulier, est marquée au coin d’une sagesse évidemment inspirée par le Saint-Esprit. L'ordre du jour, donné aux apôtres par le Maître, la symbolise parfaitement : ‘“ Prudence du serpent, et simplicité de ia colombe. ”’ Si leur direction avisée avait toujours été écoutée, la rébellion de 1837 n'aurait jamais eu lieu. Bien plus, les gouverneurs anglais qui ont le mieux représenté l'Angleterre au n..lieu de nous sont précisément ceux dont le programme a été l'entente cordiale avec les évêques de Québec.

Ce sommaire démontre également que si plusieurs gestes de la métropole méritent la reconnaissance des Canadiens français, il en est d'autres qui lui font moins honneur. Ainsi, par exemple, le fait d'avoir — pendant un siècle — interdit l’entrée du Canada à d’inoffensifs manuels scolaires, classiques et littéraires, et d’avoir fermé le collège des Jésuites que le Séminaire de Québec

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était pas encore prêt à remplacer, est inconcevable. En tout cas, cet ostracisme d'ordre intellectuel nous & été trop préjudiciable pour en avoir déjà perdu le souvenir. Notre pleine émancipation intellectuelle, en réalité, date seulement de 1850, et cependant il y en a qui osent nous reprocher de n'être pas déjà au

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neurs exempts des déficits que je viens de souligner, planent — sans s’en désintéresser — au-dessus des querelles de deux éléments d'une mentalité foncièrement différente, et dont l’un réclame seulement la jouissance des droits égaux que lui dénie l'autre! Ils sont

mises en contact, depuis

jouissance de leur langue et du Traité de 1763,

suppose nécessairement la bonne volonté mutuelle. Pratiquement, j'ose même dire qu'elle est une utopie, pour des raisons qu'il serait trop long d’énumérer ici. Plaise à Dieu que l'avenir démente ce qui est

pratiquement, elle ne l’est pas autant. Le fait que ses prédicateurs prèchent dans le désert le. démontre suffisamment.

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