‹ MélangesChapitre 10 sur 269 · DIAMANT CORAY · texte numérisé non relu

DIAMANT CORAY

16 joUlet 1832.

nPOS TON ANAfNÛSTHN.

Èôw £|j.£).).a, w; ù-KiT/i^y, va i-Ko-Kkr^^dtfstû d^^Cyat; Ttvà; Îti iratpsTTipVi- C£i; Tt2pl Tfj; Y^cicoT); if,[jLwv, àW iTceaev àicpo966xv)TO^y «; xepoiuvdc, TMxà Tti; xa^aMtcupou jiou xtça^.*^; 6 Oivatoç toO àizo Ttffaapdxov-ra 9;^e$ôv Itrj çi^TaTO'j, xal Tr|v ôpav -raiSTTjV itoOeivoTiTou 4>payx(«ou Oup^Tou, $i8aoxdL- \q'j tî5; È\>.YjviXYj(; (pdoaocpCa; eI; tô Pa(jt).txôv t?!; ra).).(aç çpovTiTnJptov.

Ô |j.oixapCrr,; outo; çCXo; i^to toO dpiOjioO twv o'^.Cywv èxt(vù)v, ^wt Ivdvouv T^v 8i8aj^-^v \iÀ Tfj; lôCa; twv ôiaywyY); tô rxpiStiyjjLa. Kal irpdtÇiv xal Oe(i>p(av <pi>.(5w(po;, vjvjyr^'st va l/r, (j'j^iryov acixppôvtj; ivaOpa|Aji.<vT|V àiç6 Ti[JLici)TàTou; yovu; yuvatxa, xal au' aO-n^jv poirjOoO[JLtvo;, àvéOpt^t jiovoyerrj Ouyaxfpa, àvaTpoçVjv à$(av va itpo6d>.>.£Tat w; tOuo; tl; toù; I^^ovt»; v' àvxOpé'}(i>ai 8'jyaTépa;. Kal TaOta [Jièv tîvai Ti olxiaxd.

Ta 5à xaTà tV^v u(5>.tv, ô'>.o; tov 6 ^(o; l^pr, [iLitiTE Tcapiôiiypia tU toO; (pCXo'j; tyS; i'XE'jOEpCa; xal tî^; itaTptôo;. Epa^rV^; TfJ; 5txaCa; l^drrjTo;, tô xoiv(u; ^uj'çépov iitp'iêa^t «jxoicôv, xal fl; toOto jjlôvov à7Co6>.iiC(iiv èxaTCiS- 6uvt Ta; pou>.dl; toj xal Ta; icpàÇet;. El; Ta; EÙTUj^Ca; rfj; i:aTp(ôo; f^^aipcv O); tl; l8Ca;* xal al SurîTuj^^Cai tt^; tôv è7:Ay,Y0vav w; olxiaxal ffuaçopaC.

H TtaTpl; al^OivOr, Ta; apETà; toO ypr,(jToi3 toOtou itoACTou xal réxvoy vr^i, o08' lîpivTj àj^ipiîTo; cl; aÙTÔv. Tôv ivTijiEt'^e upwTov {li ti?|v xa6<- 8pav TT,; EA).T,vtxf,; cpiAOdocpCx; eI; tô ^aitlixôv tt,; TiAxCa; çpovriffnjpiov (1) ' è6pà6E'j«v ETCEiTa TTAO'jaCw; TÔ ^oçpwTaTov xOtoO auyypapLpia , tô

(1) CoUègp royal de France.

£itiYoacp(5ji^vov lu^xYwyY) elç tyjv CTrouÔtiv -ni; çiXoaoçCa; (1), xal TexsuTatov, zoo oXCyaiv jjlyjvwv, tov àvexu^pu^e [jiéXoc toO ^a^i^ixoD navtTti^TYjjjiCou.

Attô 5à Toù; xati [JLépo; 6[jLouaTpi8i; tou, w; xal toù; çévoy;, 6'îïot Tdv £''^'vwpt5av xal tôv àveorpdçYj^av, ireOO[JLY)9av ^oi, w; eOT'j^ri[JLa, xal ty^v (|p'.x(av TOU (tcw; va ii^jv âittô'jjJLifJffTr) Tiç va cpi^iwOYj [lï tôv çCXov twv dvOpon t:wv !). Kal ^tJVTa tôv i^y**^^*^ el^ixpivû;, xal tôv ôavaTÔv tou âitévOiqîav, cî»; tSiov icivOo; xal 8uaTÙj^irj|jLa.

A a).' i^ô Toù; ÔuoTuj^Y^aavTa; toutouç ^C^ou; tou BupÔTOu, 8èv elv' ï^wç itAAo; 5uTcu)(^£T:tpo; è[jLOu. Ta; icoA^.à; Tti; dôuvirjpSç jiou Îwyj; àTujç^Ca; £::xpT,YOpouatv Vî itC^Tt; ^ti Tàç cuvatoOiviTO auTÔç àç I8(aç • îtCctiç tô^ov lîyrupi, ôffT£ Sèv âTo).[jLOuaa va tou Ta; i^o\ko'koyC)[LaLt. S\%^ • Ta; ôXiycL^ eOçpo^ûva;, auvEuçpaivôjJLevo; jiou Ta; IxajJLvev d^uTépa;. Toiouto; ç0.o; jjl* àçCvsi IpY^j^ov icdoTj; icaptiyopCa; eI; Ta; Te>.EUTaCa; «Ttyi^à; tou ^Cou jiou.

4)PArKlZI<ON GYPOTON, ANAPA

EN 4)IAOZ04)Oll AI<PAI(j)NEZTATON,

ENnOAITAIZ, TOY KOINHI ZYM4)EP0NT0Z nPOMHGE-

EN OlKEIOIZ,4)IAOZTOPrOTATON, [STATON,

EN <J)IAOIZ, ZnNTA MEN, ARAZIN EYNOYZTATON,

eANONTA AE, MAAIZTA OANTON EMOI nOGEINON,

XAIPEIN KEAEYn O THZ AYTOY HAIZTHZ OMIAIAZ nP(j)ANIZMENOZ

AAAMANTIOZ KOPAHZ

IH 'lou^Cou, 1832.

NOTE E. (Voir p. 45, n. 1.)

Daiinou a publié, sous le litre d'CEuvres posthumes de M. Fr. Thurot, membre de l'Institut, professeur au Collège royal de France (Paris, 1837, in-8*), un volume comprenant des leçons de grammaire faites en 1797 au lycée des Étrangers, un Discours sur Vutilité de l'usage des langues

(Il Introduction à Tétude de la philosophie, auyYpap^t^a d^cov va (istaçpaaO^ xai £'.; TTjV xoivtjv Tjjtiv "yXûaffav. Flapà toOto £(iîTa©pa(X£v ô (laxapt'TY]; Ta *HOcxà xal ta îloXtT'.xà ToO îlpiaTOTÉXou;, xal a>Xa àic* âXXa; YXû^ffa; tatopixà xal Ypa(A(Aa-

anciennes, grecque et hitine, sept leçons de logique, suivies d'an extrait de la Logique de Tracy, la Vie de Reidj traduite de Tanglais de Dugald Stewart.

Nous donnerons ici quelques extraits de V avertissement qu^il a mis en tête de ce rocueil ; ils serviront de complément à sa notice.

La grammaire et la logique ne sont, à vrai dire, qu'une seule et

même science; car si, d'un côté, les expressions n'ont de valeur ni d'existence réelle que par les idées qui s'y attachent, de Tautre, il n'y a pas d'analyse possible de l'intelligence humaine, sans une étude approfondie da langage. Peu de grammairiens et de philosophes ont mieux compris que M. Thurot cette liaison intime de Tart de parler et de Tart de penser. Déjà il s'était appliqué à la rendre sensible dans la préface et les notes qui accompagnent son excellente traduction de V Hermès de Jacques Barris, imprimée en 1790. Depuis, il a donné des leçons publiques de grammaire et de logique en éclairant toujours ces deux enseignements l'un par l'autre.

Ses leçons de grammaire, puisées aux véritables sources, c'est-à-dire dans les chefs-d'œuvre de notre langue, ne seront pas ai^ourd'hui superflues, s'il est vrai, comme il semble permis de le craindre, que cette langue si pure et si précise ait commencé de s'altérer, si de jour en jour les nuances délicates de ses expressions s'effacent; si elle est menacée de perdre par degrés sa clarté, sa correction, sa grâce, tous les caractères qui l'ont honorablement distinguée durant deux siècles. On conçoit aussi qu'une logique sévère et positive, consacrée à la recherche des méthodes exactes, des sages directions de la pensée, aurait une influence salutaire à exercer dans un temps oi'i d'obscurs systèmes de méta[)hysiquc reprendraient quelque crédit.

. . M. Thurot, quoique persuadé que la Logique àc M. de Tracy tend plus directement à ce but qu'aucune des précédentes, n'en adopte pourtant pas toutes les maximes. Par exemple, il doute que l'imperfection des souvenirs soit la cause unique de toutes nos erreurs; et, en effet, ti*op d'observations nous autorisent à croire que l'esprit humain a plus d'une infirmité : ses maladies sont trop diverses et ne sont pas er.corc assez bien connues pour qu'il soit si facile de les réduire à une seule.

Du reste, l'illustre auteur des Éléments d'idéologie reçoit ici de son émule, M. Thurot, de purs et sincères hommages, dictés par la conscience avant d'être proférés par l'amilié. Ces deux excellents hommes, que rapprochaient des études communes, se ressemblaient à tel point par la pro-

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fondeur de leurs pensées et par la simplicité de leurs mœurs, par la sévère exactitude de leurs travaux et par l'inépuisable bonté de leurs caractères, qu'on ne doit point s'étonner du vif et tendre intérêt qu'ils ont constamment pris l'un à l'autre. M. de Tracy, plus âgé d'environ quatorze ans, en a àunécu près de quatre à M. Thurot, tristes années durant lesquelles la perte de ses anciens amis et l'affaiblissement de ses propres facultés se confondaient dans son cœur en une seule et mémo affliction.

La philosopliie de Bacon, de Locke, de Condillac, de Cabanis et de M. de Tracy, est celle dont le système général se retrouve le plus sensiblement dans les ouvrages de M. Tburot; mais il la professe avec indépendance, en usant du droit d'en modifier, étendre ou restreindre les maximes. On voit qu'il avait fait aussi une étude particulière des doctrines de l'école écossaise, et surtout des livres de Thomas Reid : il l'a plusieurs fois cité. 11 a même traduit une assez grande partie des œuvres de cet auteur, et a laissé cette version inédite, ayant su qu'en 1828 et 1829 on en imprimait une autre qui a été en effet livrée au public

La musique, entre tous les arts, avait le plus d'attrait pour

M. Thurot : il Fa cultivée avec tant de goût et d'aptitude qu'elle était devenue l'un de ses talents, et l'un des charmes qu'il portait dans la société, autant que l'un des plus agréables délassements de ses méditations et de ses travaux ; il s*était aussi exercé dans l'art des vers, ainsi qu'on peut s'en apercevoir aux grâces et à l'harmonie de sa prose. Ses traités de grammaire et de philosophie renferment plusieurs détails qui supposent une étude profonde des chefs-d'œuvre poétiques anciens et modernes.

DE

Traité d'Htppocrate, des airs, des eaux et des lieux; traduction nouvelle, avec le texte grec collationné sur deux manuscrits, des notes critiques, historiques et médicales, un discours préliminaire, un tableau comparatif des vents anciens et modernes, une carte géographique et les index nécessaires^ par CoRAY, docteur en médecine de la ci-devant Faculté de Montpellier; 2 vol. in-8", prix, 18 fr. pour Paris, et 18 fr., franc de port [Moniteur universel, 25 lloréal an IX, IS mai 1801).

Les philosophes de ce siècle ont beaucoup parlé de Tinfluence du climat sur les déterminations et les habitudes, soit physiques, soit morales, des hommes, et, par conséquent, sur leur destinée ;*c*est même cette considération qui a servi de base au grand ouvrage de Montesquieu sur la législation; mais il est assez singulier qu*un fait si généralement admis, et dont l'importance a été universellement reconnue, n'ait jamais été décrit avec autant de précision et d'étendue; que ses conséquences naturelles, morales et politiques, n'aient jamais été développées dans aucun ouvrage, avec autant de sagacité et de netteté qu'elle» le sont dc^ns le traité Sur k$ Airs, les Eaw; et les

LieuXy composé par Hippocrate, il y a plus de deux mille ans.

On peut affirmer que cet écrit, extrêmement plein, malgré sa brièveté, est un des monuments les plus précieux qui nous restent du génie d'Hippocrate et de son rare talent pour l'observation. Partout on y reconnaît non-seulement le médecin habile et profond, dont les méditations tendent sans cesse au progrès et au perfectionnement de la science, en montrant à ceux qui s'en occupent, la véritable route qu'ils doivent suivre; mais on y admire encore le philosophe, ami de Thumanité, qui a su démêler les causes des maux qui l'affligent, aussi bien dans l'ignorance des hommes et dans leurs préjugés, que dans les désordres momentanés que les phénomènes purement naturels produisent quelquefois dans l'économie animale et qui combat l'erreur sans faste, sans amertume, avec cette confiance simple et calme que la vérité inspire à ceux qui se sont voués à son culte.

En parlant d'une maladie particulière aux Scythes, et que ces peuples superstitieux regardaient comme une peine infligée par la divinité : « Quant à moi, dit-il, je pense que cette maladie vient de Dieu, de même que toutes les autres, et qu'il n^ en a pas de plus divines ou de plus humaines les unes que les autres ; mais il n'en est pas moins vrai qu'il n'en existe aucune qui ne doive son origine à des causes naturelles. Je vais indiquer celles qui m'ont paru produire la maladie des Scythes, etc. » Ailleurs, après avoir observé que, dans les pays où la température est plus égale et moins exposée à des alternatives brusques de froid et de chaud, les hommes sont plus mous, plus efféminés, et ont moins de ressort et d'énergie dans Tàme, que ceux qui habitent les climats où l'on éprouve des passages plus rapides d'un extrême de température à l'autre, il ajoute ces paroles remarquables, et qui prouvent que les vérités relatives à la science du gouvernement ne lui étaient pas plus étrangères que celles qui ont rapport à la science dont il fut en quelque sorte le créateur: << Je pense, dit-il, que c'est au défaut de pareils changements qu'il faut attribuer la pusil*

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