‹ MélangesChapitre 124 sur 269 · XXIII. TRACY. — GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

XXIII. TRACY. — GRAMMAIRE

TuQ et dans Tautre exemple^ mais faible dansTun, et très-marquée daas l'autre. Il y a une aspiration dans Va du mot amour, tout comme il y aune durée dans Va le plus bref, un ton dans Va le plus grave ou le plus bas dans Téchelle de la gamme.

Le C. Tracy établit donc que les aspirations sont de vraies articulations, susceptibles de divers degrés de force ou de rudesse, et se retrouvent toujours à un degré quelconque dans le son qui résulte de la prononciation d'une voyelle, lorsqu'on n'y distingue pas une articulation plus sensible. On peut remarquer, en passant, que les voyelles correspondantes des diverses langues varient beaucoup pour le degré d'aspiration avec lequel on les prononce. On peut avancer aussi, comme un fait général, que toutes les aspirations, de même que toutes les articulations gutturales d'une langue, s'adoucissent à mesure que le peuple qui parle cette langue se polit et se civilise.

Examinons maintenant ce qui résulte de la prononciation d'une consonne, B, par exemple. Ou l'on ne produit aucun effet sur l'organe de l'ouïe, supposition dans laquelle il n'y a aucun son produit, ou bien l'on ajoute à la consonne dont il s'agit une voix aussi faible, aussi brève que l'on voudra, mais distincte de l'articulation.

Ces voix, les plus faibles que l'on puisse distinguer dans un son où V articulation est la circonstance la plus marquée, le C. Tracy les nomme des schéva, tout comme il appelle aspirations les articulations les plus légères qui puissent exister dans un son où la voix est dominante.

On peut voir maintenant que, pour figurer les quatre qualités du son vocal, il faut quatre sortes de signes; que la réunion de tous ces signes est indispensable pour exprimer un son tout entier, et que, par conséquent, il n'y a pas de son qui doive être appelé plus particulièrement une voix ou une articulation qu'une durée ou un ton,

A cette analyse du son vocal le C. Tracy a rattaché deuJt genres de recherches, les unes plus générales et plus hypothétiques, sur l'origine de l'écriture alphabétique, les auti'és plus

particulières et plus positives, sur le plus ou moins de conformité des diverses écritures, et surtout de la nôtre, avec la nature et les propriétés du son. Dans le numéro suivant nous indiquerons aussi rapidement que cela sera possible les résultats principaux de ces différentes recherches.

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