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tout genre qu'exigeait le développement et le perfectionnement de son système; tels sont MM. Buss et Barraud, qui dirigent le pensionnat dTverdun ; MM. Tobler et de Murait, qui se sont chargés de celui de Buchsée ; tandis que Tillustre fondateur, aidé de deux autres de ses collaborateurs, MM. Krusi et Niedcrcr, s'occupe des travaux littéraires et de la composition des livres élémentaires qui contribueront à fixer l'usage et à assurer le succès de sa méthode. Les détails que M. Ghavannes a donnés sur le caractère et la personne de chacun des instituteurs associés à Pestalozzi sont pleins d'intérêt et très propres à appeler sur ces hommes estimables la confiance et la considération qu'inspirent toujours les lumières et les talents unis aux vertus. « La confiance qu'ils ont dans la sûreté de leur méthode leur inspire, » dit notre auteur, « une sorte d'enthousiasme philanthropique qui se répand sur toutes leurs actions, sur toutes leurs paroles ; ils regardent leurs élèves comme leurs enfants, ils cherchent à les captiver par tous les moyens possibles ; et, se regardant à leur tour comme les instruments de la plus belle des entreprises, l'amélioration de l'instruction publique, ils vivent entre eux dans la plus parfaite union et se soutiennent mutuellement dans leurs travaux. »
Les élèves de chaque institut sont divisés en différentes classes selon leur capacité. Ils n'ont jamais de livres entre les mains, excepté dans le moment des exercices de lecture, et ne travaillent qu'avec le maître; celui-ci debout devant le tableau, prononce distinctement en allemand et en français les divers détails des opérations qu'il exige des écoUers, qui tous répètent après lui avec une sorte de cadence chacune de ses expressions. Ce mode d'instruction pourrait avoir des inconvénients si les élèves étaient en trop grand nombre ; mais comme il y a plusieurs sous-maîtres, et que les élèves les plus avancés en font encore souvent l'office, les réunions appelées à une même leçon ne sont guère de plus de douze écoliers à la fois, ce qui rend la surveillance facile. Ainsi, tous ces enfants sont occupés en même temps d'une manière qui les intéresse sans les
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fatiguer. « Qu'on les suive en effet, » dit encore M. de Chavannes, « d'aussi près qu'on voudra, on les trouvera aussi attentifs à leurs leçons du soir qu'ils l'ont été à celles du matin. Un nouvel attrait les y ramène toujours, c'est celui du sentiment intime qu'ils ont de leurs progrès et le peu de peine que leur donne une marche qui est calculée sur le développement insensible et gradué de leurs forces intellectuelles. »
On vient de voir comment ces sages instituteurs sont parvenus à s'assurer que le temps consacré aux études et aux leçons par leurs élèves est utilement employé et Test tout entier. Ils n'ont pas porté moins de sagacité et de bon esprit dans la combinaison des moyens de rendre également utile et profitable, pour la jeunesse qui leur est confiée, le temps des récréations, les heures de délassement qu'il est nécessaire d'entremêler aux travaux sérieux et aux exercices d'instruction. « Pour cet objet, disent-ils dans un prospectus raisonné qu'ils ont publié depuis peu en allemand, nous avons adopté une suite d'exercices propres à développer progressivement le corps. Cette suite part des mouvements les plus simples et les plus faciles, et s'élève à des mouvements toujours plus variés et plus composés; elle doit amener l'enfant à pouvoir dans tous les cas se servir aisément et sûrement de ses membres avec la liberté et Tagilité la plus entière. Dans tout ce qui tient à la gymnasti<jue, nous veillons à ce que les succès que nos élèves peuvent obtenir ne servent pas d'aliment à la vanité et à la présomption Après le dévelopj)ement du corps, ajoutent-ils,
rien ne contribue plus à donner une aptitude générale pour toute vocation quelconque que les travaux mécaniques ; nous rassemblons pour cela une provision d'outils de tout ^enre dont nos élèves apprendront à se servir; nous y joindrons les éléments de la mécanique. » Enfin, indépendamment de la nourriture saine et convenable, du lihn» et fréquent exercice en plein air, une extrême attention à la propreté, à la bonne tenue et à la grâce de tous les mouvements, des directions sur les moyens que les élèves devront employer eux-mêmes pour conserver