‹ MélangesChapitre 175 sur 269 · XXX. — OUVRAGES SUR L'ÉDUCATION DES FILLES · texte numérisé non relu

XXX. — OUVRAGES SUR L'ÉDUCATION DES FILLES

ceux de ses lecteurs. Il est fâcheux qu'un professeur de littérature et de botanique médicale (ce sont les titres que prend l'auteur), livré depuis longtemps à l'enseignement, ne sache pas enpore que les éloges donnés à l'orateur dans une distribution de prix sont une politesse d'usage, qui ne tire nullement à conséquence; et, puisqu'il faut dire ici ce que j'en pense, les applaudissements que lui ont procurés son Discours pour f examen du mois de mars, et son Discours de clôture, prouvent uniquement l'indulgence de .l'assemblée qui les entendait. Il me semble, en effet, qu'on eût été fort excusable de ne pas goûter beaucoup des phrases telles que celle-ci : « Vos demoiselles, Messieurs, ne craignons point de le dire, ont reçu trop d'éloges, pour qu'il soit nécessaire de rappeler, à leur louange, que l'année est trop peu avancée pour que nous ayons pu approfondir nos matières, et que les rigueurs de la saison, dont nous sortons à peine, ne s'opposaient pas peu à leurs progrès. » En voyant l'auteur, dans ce même Discours du mois de mars, citer parmi les femmes célèbres Jeanne d'Arc, d'Orléans, j'ai craint un moment qu'il ne se fût imaginé que notre illustre héroïne, si connue sous le nom de Pucelle d'Orléans, était née dans cette ville qu'elle aiTacha aux mains des Anglais ; et si l'on peut pardonner une pareille erreur au professeur de botanique, il faut avouer qu'elle serait inexcusable dans le professeur de littérature; mais je me suis sûrement trompé: c'est peut-être une faute d'impression, ou peut-être l'orateur s'est il fait scrupule de prononcer le véritable surnom de Jeanne d'Arc devant son auditoire.

Je ne m'arrêterai point à examiner le Discours de clôture, ni la note qu'une princesse étrangère a demandée au professeur, pour l'éducation de sa demoiselle ; ^e rendrais volontiers justice au zèle et aux bonnes intentions de l'écrivain ; il paraît avoir voulu suivre plus particulièrement dans ce dernier écrit la doctrine et les opinions de Condillac, et certes c'était choisir un fort bon guide, mais il n'a pas assez pris soin de démêler ses propres idées sur le sujet qu'il voulait traiter ; il n'a saisi que

très imparfaitement les vues du philosophe sur l'autorité duquel il s'appuie, et en tout je crois qu'il aurait mieux fait de mûrir davantage les écrits qui composent ce petit volume, avant que de les livrer à l'impression.

Des effets de la religion de Mohammed, pendant les trois premiers siècles de sa fondation, sur l'esprit, les mœurs et le gouvernement des petfples chez lesquels cette religion s'est établie. Mémoire qui, sousTépigraphe: Fatis accède deisque, a remporté le prix d'histoire et de littérature anciennes de Tlnstiiut de France, le 7 juillet 1809 ; par M. Œlsner, ci-devant plénipotentiaire de la ville libre de Francfort auprès du Directoire de la. République française. — Un volume in-8. A Paris, chez F. Schœll, rue des Fossés- Sain t-Germainl'Auxerrois, n** 29. 1810. {Mercure de France, juin 1810, t. XLII.p. 462.)

Lii classe d'Iiistoire i»t de» lilléralure anciennes de Tlnslilut avait proposa pour sujet du prix qu'elle est dans l'usage do dislril)ucr chaqut» année, (rexainitwr quelle a été, pendant les trois premiers siècles de rhéyirey linflnence du mahométisme sur l'esprit, les vitvurs et le (/onceniemeut des peuples chez lesquels il s'est élahli.

Le mémoiro dont on va rendre compte fut envoyé au concours do raniHM? 1S07, et obtint dès lors une mention honorable: ce témoignante tlatleur de la part de ses juges engagea Fauteur à redoubler de zèle et d'application pour obtenir enfin leurs suffrages, et, jn-otitant des observations auxquelles son premier essai avait donné lieu, il réussit en effet à satisfaire complètement les savants qui avaient déjà applaudi à ses efforts, et

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