‹ MélangesChapitre 211 sur 269 · SS · texte numérisé non relu

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APPENDICK.

fut un traité on sis livres, des ÉlêgaMet de la langue latine ; c'est le plus intéressant des ouvrages qui nous restent de ce savant homme. Il avait enseigné la rhétorique, successivement à GCnes, à UiUn, £t Naples, et dans les autres villes principales do l'Ilalie.

Un événement qui sera à jamais une époque remarquable dans rbistoiro de l'esprit humain, l'invention do rimprimeric. qu'on rapporte communément ii 1410, contribua sans doute plus encoi-e que la prise de Conslanlinoplc, qui arriva treize ans après, à faire éclater la révolution qui se préparait depuis si longtemps dans les lettres. 11 faut convenir pourtant que les savants grecs qui passèrent en Italie, après In ruine de leur patrie, bàtitrent les progrès qu'un Taisait alors dans la connaissance dos langues ancienne». Jean Argyropyle, accueilli par Côme de Médicis h Florence, Constantin LiscaH« i^ Milau et ensuite h Messin«« Théodore de Qaza à Home, donnèrent aux études, et particulièrement h celle du grec, unv nctirilé dont l'Europe presque outièrc ne tarda pas à sentir l'influence. L'accueil que ces savants recevaient de toutes parts, l'enthousiusnic avec lequel la jeunesse s'empressait d'entendre leurs leçons dans toutes les espèces do missions scientiliquesqu'ila entreprirent, peuvent nous faire juger de la rapidité des progrès que l'érudition 61 à celte époque. Nous avons de Constantin Lascarisel de Théodore de Gaza des traités élémentaires sur la langue grecque, écrits en cette langue même ; celui de Gaxa surtout est estimable par la précision aveclii((uelle la malière y est traitée, et par les principes de saine logique et d'analyse grammaticale qu'ily a répandus, principalement dans le quatrième livre.

Dans l'espace d'environ cent cinquante ans, c'est-à-dire durant l'intervalle compris enlro la Un du xv° siècle et le commencement du xvu', on vit s'élever dans toutes les parties de l'Europe cette foule presque innombrable d'érudits, dont les travaux et les veilles ont débrouillé pour nous le chaos de l'antiquité ; alors parurent les Scaliger, Turnèbe, Casaubon, les lîstienne, les Vossius, et un grand nombre d'autres, en Italie, en Espagne, enPrance, en Angleterre, en Allemagne et dans les l'ays-Bas : ils manquèrent souvent de goût, mais nous leurs devons la connaissance des modèles les plus parfaits dans tous les genres de littérature; ils s'occupèrent beaucoup des mots, mais ils ouvrirent la route aux hommes qui devaient méditer sur les choses ; enfln, leur admiration fanatique pour tout ce qui portait le caractère ou même le nom de l'antiquité, quoique nuisible, à beaucoup d'égards, au progrès des langues modernes et de la véritable philosophie, peut trouver quelque ex-

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