VII. — FRAGMENTS POLITIQUES. 64o
ques qu*aux hommes quMI saura animés d'un zèle sincère pour le maintien des instilulions qui seules peuvent désormais assurer le
repos et la prospérité de la France Notre ordre social ne repose
jusqu'à présent que sur deux bases assurément les plus solides et les plus nécessaires à son existence, le roi et le peuple^ c'est-àdire... les sentiments et le dévouement du monarque, bien décidé à ne reculer devant aucune des conséquences qu'entraîne l'établissement de la liberté et do l'ordre légal. Mais jusqu'ici il n'en a pas été de môme de l'administration et des Chambres. Ceux qui les composent, à un trop petit nombre d'exceptions près, n'ont pas paru comprendre la situation et les vœux du pays. Leur erreur pourrait très-promptement devenir fatale à la patrie et à euxmêmes.
Au Rédacteur de la Tribune.
Monsieur,
La Tribune se fait du tort, beaucoup de tort dans Topinion publique, je vous en avertis. Quelqu'un a dit:
Savez-vous quand j'enrage, Que j'eurage encor plus, si Ton n'enrage aussi?
Eh bien ! Monsieur, il en est de môme de tous les autres sentiments que les hommes éprouvent ; ils aiment qu'on les partage. Ceux qui se montrent affligés quand nous sommes contents, nous déplaisent et'nous irritent presque autant que ceux qui se réjouissent de ce qui nous afflige. Pourquoi la Quotidienne, la Gazette et surtout, dans ces derniers temps, Y Universel^ ont-ils si fort irrité Topinion de la France? Pourquoi les rédacteurs de ces feuilles ultra-jacobines et ultra-révolutionnaires étaient-ils devenus l'objet de l'aversion et du mépris de tous les bons citoyens, au point qu'ils n'ont pas peu contribué à la catastrophe qui vient de renverser le dernier gouvernement? C'est que ce qui affligeait toute la France les comblait de joie, c'est qu'ils étaient payés pour trouver bon tout le mal qu'on nous faisait, pour approuver d'avance tout celui qu'on voulait nous faire, et Dieu sait avec quelle conscience ils
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gagnaient leur ai^nt!.. Mab je yéb nAi/ébn JÊaâm et gte&ense indignation i la seule prisée que je whnee ^mb eompaittr i de par^â misérables !... Bas^ues^nnis, MmiiiiM, ee B*cst pas assn* rtoent mon intention. Je sais hie& que nMSBecoBseaiireift ancna prix à dire le contraire de ce que rtm% ptÈSÊM, k écrire mte sente ligne que irons ne croiriei point niile an Um de la imtrie : mais, Monsiênr, ce n*est pas tout dedufe la lériié, 3 inrit snHovt éfiter de défaire iceoz i qni on la dit; 3 bM mime, »Âi^^*oii penl, tidier de Imir ^aire en la fisant, parée qoe c'est le eedl mojea de la leor faire aimer. Permettes-moi donc de jo«er auprès de Tons le rftle d*nne e^èoe de Phifinte poKifoe, non pas pourtant odoi de Rimssean ou de FUire d*É^antûac^ mais bien ceini de Molière.
La dernière révolution a jeté la Pkance bonheur et de i^râne que vous partages coHirs Traimmt français. Mab n*aves^vous pas ter, avec une franchise sévtee, etqusl^clms i les Cuiles inévitables, peut-être, qui ont éÊè nistère et surtout par la Chambre des députés? pouvait, on devait même supprimer cutièreaneut la Chambre des pairs et aboBr lliérédité de la pairie.
Je crois fort que vous aveiraisou, et que lieu B*aunit été pins ftcBe que de la recomposer preique uussMI» en j hnsaut entrer on grand nombre des andens pairs que le roi en aurait jugés dignes. Je crois encore, comme vous, qu'il anrail £ftlln en agir de même à regard de Tordre jadîciaîre tout entier.
La Chambre des dépotés a sjins donie en tort de se laisser si fa> cilement abuser par le sophisme de M. Dopîn aine, qui arguait du principe incontestable de rinamoTibîlité des juges pour faire entrer dans un ordre de choses tout nouveau une foule d^individos dont les sentiments et les opinions appartiennent à Tordre ancien et seront nécessairement hostiles. Enfin^ Monsieur, je crois comme TOUS que M. Dopin jeune a également fait passer fort inutilement dans Tacle constitutionnel la déclaration que la religion catholique est celle de la majorité des Français. Je ne doute même pas que cette déclaration ne fasse reriTre plus tard les prétentions insatiables du clergé. Je ne virax point accuser les intentions de ces deux messieurs : mais il me semble hors de doute qnUs se sont gravement trv^mpés. Heureusement le mal n'est pas sans remède.
Nous avons un roi vraiment cîtoven et sincèrement patriote. On pourrait^ à seis seutim»its, le regarder coasme le successeur immé-