‹ Mélanges Julien HavetChapitre 105 sur 567 · Cf. D. Bouquet, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Cf. D. Bouquet, t. VIII, p

3. Eudes fut comte d’Anjou de 850 à 852. (D. Bouquet, VIII, 518, et Gallia christiana, XIV, Instr., col. 145.) La preuve que Robert lui succéda dans cette charge se tire des Annales de Saint-Berlin (années 864 et 865).

de la Gaule (858-861); Robert le Fort eu est le chef, Eudes abandonne l’est du royaume, se joint à Robert et devient le second chef des révoltés h — En 861, Robert et Eudes se réconcilient avec le roi, qui les élève rapidement aux plus hautes dignités ~. — Les Normands envahissent en 866 le bassin de la Seine : Robert et Eudes, à la tète de la plus forte armée du roi, marchent de concert à la rencontre des pirates A — La même année, Robert est tué à Brissarthe : Eudes meurt cinq ans plus tard (août 871) 1 2 3 4 5.

Robert le Fort et le comte Eudes s’avancèrent donc sans cesse côte à côte dans la carrière politique. Si maintenant l’on cherche, parmi les rares documents de cette époque, à connaître les familles auxquelles ils étaient apparentés, on découvre entre eux une liaison bien plus étroite encore. Les textes ne permettent de rattacher le comte Eudes qu’à deux familles de la noblesse franque : la première est celle des A Heaume, puissante dans l’est de la Gaule à la lin du ixc siècle " ; la seconde est celle du comte de Troyes, Aleran. Or, au nombre des quelques parents de Robert le Fort qui nous sont connus, se trouvent précisément les comtes Alleaume 6 et Aleran. Bien plus, en ce qui regarde Aleran, on a la preuve qu’Eudes et Robert participèrent tous deux à sa succession 7. Une telle similitude dans leurs parentés conduit

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