‹ Mélanges Julien HavetChapitre 127 sur 567 · Bouquet, V , 732 ; Rcg. der Karol., n · texte numérisé non relu

Bouquet, V , 732 ; Rcg. der Karol., n

4. « O m nés res in universo regno nostro, in Austria scilicet, Neustria, Burgundia, Aquitania, Provincia, Italia et in cetei'is regni nostri partibus consistentes. « Martène, Ampl. Coll., I, 63 ; Rcg. der Karol., nos 609 et 627

5. Diplômes de Charles le Chauve, de Louis le Bègue, de Carloman ; Martène, Ampl. Coll., I, 134. 208, 213. Le maintien de la formule est une preuve décisive en faveur de l’opinion qui veut que l’empire carlovingien tout entier, malgré les partages entre les différentes lignes, soit resté un bien commun de la dynastie carolingienne. Conséquemment, dans le diplôme d’Eudes (Bibl. de l'Ecole des Charles (1869), I, 437), ne sont pas mentionnées au passage analogue ni la Provence ni l'Italie, ce que suivent, après la division définitive de l’empire carlovingien les actes de Charles le Simple.. (Martène, Ampl. Coll., I, 251, 260.)

DE SAINT-MARTIN DE TOURS

QO

royaume particulier soustrait à la sphère de domination du roi de France, on s’efforça, à Saint-Martin de Tours, d’obtenir la protection de l’autorité ecclésiastique pour les possessions d’Italie. Sous prétexte que, dans l’incendie du cloître parles Normands, nombre de diplômes avaient été anéantis et que, dans ces temps troublés, des mains avides s’étendaient sur les biens de Saint-Martin, les évêques réunis au synode de Tuscy près Toul. le 7 novembre 860, confirmaient les possessions du monastère tant en Italie qu’ailleurs L Les possessions éloignées pouvaient être assez incertaines, et cela non pas seulement parce qu’elles étaient menacées par les étrangers. Un diplôme d’Eudes, abbé de Saint-Martin et le futur roi, restitue aux chanoines, en avril 887, la villa Solario et le Val Camonica, « à tenir et posséder comme retraite et propriété, sans opposition de l’abbé, à titre de légitimes possesseurs et propriétaires, et pour qu’ils puissent des revenus desdits biens alléger quelque peu la nécessité qui les accable » 1 2. Les deux villas avaient donc été prises aux moines de Saint-Martin ; il est vraisemblable qu’elles avaient été prises comme bien abbatial par Robert, le père d’Eudes et son prédécesseur comme abbé 3. A la prière d’Eudes, Charles III le Gros confirma peu après aux moines de Saint-Martin les possessions que Charlemagne leur avait données en Italie et que l’abbé Eudes leur avait restituées : la cour de Solario et Liana, la cour de Pescliiera et le Val Camonica 4. Un siècle plus tard, l’empereur allemand Otton II renouvelait cette confirmation (Sennione était encore nommée à part de ces possessions) 5; en 998 Otton III fit de même en se référant d’une manière plus stricte à la donation de Charlemagne 6. Il n’est plus question qu’une fois des possessions italiennes dans les diplômes postérieurs de

1. Mansi, Concilia , XV, 561; Mabille, la Pancarte noire, 108, n» 83.

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