‹ Mélanges Julien HavetChapitre 128 sur 567 · Mon. Germ., Diplom · texte numérisé non relu

Mon. Germ., Diplom

E. MUEHLB ACHER . — UN DIPLOME FAUX

Saint-Martin : en 1101 les chanoines de cette église attribuent au prieuré récemment fondé de Saint-Cosme les revenus des prébendes du chapitre de Solario en Lombardie L

Tandis que le diplôme d’Otton II ne rappelait pas un diplôme royal antérieur, celui d’Otton III se. réfère aux confirmations de Charles III et de Bérenger, « Romanorum atquo Longobardorum rex ». Cette référence ne soulève pas plus de soupçons que le diplôme même; nous avons conservé au surplus le diplôme de Charles III. A la chancellerie d’Otton III était donc présentée une confirmation de Bérenger. C'est un fait hors de doute. Mais ce qui ne l’est pas moins, c'est que l’acte de Bérenger, tel qu’il existe aujourd’hui et tel peut-être qu’il existait alors, n'est point authentique ! Examinons-en la tradition extérieure.

L’une des transcriptions, de la main de M. Claude 1 2, laquelle d’ailleurs n'offre que l’extrait publié par Labbe, mais avec l’eschatocole complet, vient « ex Pancliarta nigra S. Martini Turonensis ». La deuxième copie 3 contient le texte intégral ; M. Claude n’en indique pas la source, elle ne l’est pas non plus pour la troisième copie, qui en diffère dans le détail et semble se rapporter à une autre tradition4. Enfin, voici encore une copie, jusqu’à présent inconnue, que je dois à la complaisance de M. Louis de Grandmaison, archiviste d'Indre-et-Loire, qui a bien voulu nous la communiquer. Elle est contenue dans la collection de Baluze, vol. 76, fol. 10. Baluze remarque à ce propos : « Extat etiam in Pancarta nigra, fol. 124, et in alia, fol. 94. » Il est donc probable que Baluze a profité d'une tradition plus an-

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