Coll. Dupuy 841 (papiers de Besly), fol
4. Bibl. nat., ms. latin 13898 (Résidu S. Germain, nn969), fol. 90. On ne connaissait point d’autre transcription. Julien Havet remarque : « L’indication de Mabille : dom Housseau n° 8553, parait être une erreur. Je ne trouve sous ce numéro dans les papiers de D. Housseau (Bibl. nat., Anjou et Touraine, t. XIII, lre partie) que l’analyse d’une charte de Foulques, comte d’Anjou, pour Saint- Martin d’Angers. »
DE SAINT-MARTIN DE TOURS
cienne, peut-être du prétendu original lui-mcme1 2 3. Mais il ne donne pas d’indications plus précises, aussi la critique doit-elle se borner au texte de la Pancarte noire, qui est essentiellement conforme à celui-là.
La Pancarte noire, brûlée en 1793, était antérieure à 1 137 à Le scribe avait sans doute sous les yeux l’acte de Bérenger dans une tradition plus ancienne, puisqu’il lui donna place dans son recueil indemne de falsifications. Le diplôme de Bérenger n’est plus mentionné à ma connaissance que dans la chronique de S. Martin rédigée en 1225 et qui a utilisé d’autres diplômes pour sa rédaction a.
L’examen do la partie formelle du diplôme fournit des arguments plus décisifs. Et d’abord le protocole. Le protocole, soumis pour chaque souverain à des changements plus ou moins grands, contribue plus à déterminer la physionomie particulière de l’acte que les formules constantes du texte, qui, grâce à la routine de la bureaucratie et du formalisme juridique, conservent souvent pendant des siècles la même teneur essentielle et ne la changent que difficilement et peu à peu. Et c’est justement aussi le protocole qu’on avait le moins d’intérêt à changer arbitrairement; une semblable modification de la partie individuelle du diplôme ne pouvait que le rendre suspect, sans que la falsification, peut-être intentionnée, de la partie réelle en profitât. Aussi arrive-t-il souvent que des actes faux conservent intégralement ou à peu près le protocole d'une pièce authentique et s’en font une garantie mensongère, tandis que le falsificateur a exercé son art sur la partie réelle.
L’invocation du diplôme de Bérenger « In nomine sanctae et individuae trinitatis » introduite d’abord (depuis 833) dans la chancellerie de la France orientale, n’a pas tardé à se répandre partout ; elle s’acclimata dans les actes de Charles
1. C’est d’autant plus vraisemblable, que nous trouvons au fol. 1 dudit volume une note de la main de Baluze qui porte : « Les actes contenus dans ce portefeuille où je n’ay pas marqué qu'ils sont tirez d’un ancien registre, sont tous copiez sur les originaux. »