Martène, Ampl. Coll., I, 42 ; Reg. der Karol ., n
2. « Ut res quas.., Karolus deo et s. confessori eius eidem Martino, patrono nostro cuius specialis apud dominum legitur gloria... contulerat, quas etiam idem Rotbertus ad solatium eiusdem sancti suorumque canonicorum gubèrnare debeat quasque... idem S. Martinus amissas habebat. » Et plus loin:
« Reddimus et restauramusomnipotenti Deo et eidem fldeli confessori eius beatissimo Martino... cui animam nostram Deo reddendum simul commendamus et corpus. »
3. Dans les diplômes de Bérenger, la formule pénale, dans le nouveau modèle (cf. Sitzungsberichte der Wiener Akademie, XCIi, 102) porte au lieu de « fiscus » seulement « palatio nostro . camerae nostrae, camerae palatii nostri ».
E. MUEHLBACHER. — UN DIPLÔME FAUX
sive Britaniae, insuper etiam et gregis incliti confessoris Christi b. Martini specialiter abbatis ». Robert, le futur roi, était le plus puissant personnage du royaume, plus puissant que le roi, mais officiellement il portait dans ses actes un titre déterminé : « gratia omnipotentis Dei gregis incliti confessoris Christi b. Martini abba necnon cornes 1 ». L’appeler dans un acte officiel « prince de France, Neustrie, Aquitaine et de Bretagne après le roi »,même dans un acte de la chancellerie italienne, qui pourrait regarder cela comme admissible? Son titre réel d’abbé s’est d’ailleurs glissé dans notre acte à côté de ces désignations.
Il y a encore des inexactitudes matérielles qui se présentent à nous.
Bérenger appelle Robert son parent « propinquus », il parle de « nostra consanguinitas », Bérenger et Robert, n’étaient, qu’on sache, apparentés à aucun degré. Le grand-père de Bérenger Unruoch avait ses possessions en Souabe et sur la Meuse et jouissait déjà d’une position éminente à la cour de Charlemagne; son père Eberhard reçut le margraviat de Frioul 2. La race de Robert était originaire de Saxe; son père, Robert le Fort, ne s’éleva au vasselage <pie sous Charles le Chauve 3. Bérenger par sa mère Gisla, fille de Louis le Pieux, était apparenté à la maison carolingienne, mais non Robert; la raison qu’on donna en faveur de notre diplôme — à savoir (pie la femme de Robert, Béatrice, était une arrière-petite-fille de Pépin, roi d’Italie, frère aîné de Louis le Débonnaire — n’aurait pas été relevée par Bérenger comme raison de la «parenté 4 ». Le margrave Adalbert (le margrave d’Ivrée) nommé plus loin dans le diplôme avait épousé en premières noces Gisla, fille de Bérenger Ier. C’est de ce mariage que naquit le roi Bérenger IL
1 . Bibl. (le l'École des Chartes, L, 442 ; cf. 434, 440, 446.