‹ Mélanges Julien HavetChapitre 133 sur 567 · Kalckstein, IV, 464 et suiv · texte numérisé non relu

Kalckstein, IV, 464 et suiv

4. Liutprand de Crémone, Antapodosis, II, 33, 56, Y, 4; Mon. Germ. (Scliulausgabe), 40, 48, 102. Dans les actes de Bérenger de 910 et 912 Adalbert est désigné comme gendre (dilectus gener noster) MiUheil. des Instü. fur œsterr. Geschichtsforscliunc), II. 453, n° 16 ; Mandelli, Comune di Vercelli. 111,53.

DR SAINT-MARTIN DR TOURS

Quand le mariage, par lequel Bérenger chercha à enchaîner ce puissant margrave à ses intérêts, eut lieu, nous 11e le savons pas. Dümmler 1 admet que ce fut vers 898. Mais il est vraisemblable que ce fut postérieurement, car en 982 Adalbert était encore dans le camp de l’adversaire de Bérenger, l’empereur Louis III (l’aveugle) 2. Notre diplôme, qui veut avoir été écrit en' 896, désigne pourtant Gisla comme morte (suaeque quondam uxoris Gislae nostrae prolis). On peut affirmer avec certitude qu’elle n’était pas encore mariée en 890 avec Adalbert. Les possessions italiennes n’avaient pas été prises « quorundam cupiditate modernis temporibus », mais, comme on le sait, elles étaient devenues un bien abbatial et avaient été restituées en 886 par Eudes.

On ne pourrait accorder trop d’importance au fait que, ni dans l’extrait de la Pancarte noire, ni dans l’une des deux transcriptions intégrales, les possessions ne sont désignées nommément, comme cela aurait dû être, et cette énumération nominale n’a lieu que dans l’autre transcription avec un « scilicet », qui fait tout l’effet d’une addition du copiste. Mais il est remarquable qu’aucune des confirmations postérieures, ni celle du pape Sergius III de l’an 908 3, ni celle d’Otton II, ne fait mémoire du diplôme de Bérenger. Celui-ci n’apparaît que dans le diplôme d’Otton III de 998. Et c’est dans le but de servir de modèle à la chancellerie d’Otton III, que le diplôme de Bérenger Ie1’ semble avoir été fabriqué à Saint-Martin de Tours. Ce qui appuie surtout cette hypothèse, c’est que, dans le diplôme d’Otton III, Bérenger reçoit le même titre de « roi des Romains et des Lombards ». Le diplôme au nom de Bérenger est un faux et un faux fort mal imaginé. Pour le fabriquer on n’a pas même eu recours à un diplôme authentique de Bérenger. Les fragments de formules authentiques qui y ont passé se trouvent, non seu-

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