‹ Mélanges Julien HavetChapitre 135 sur 567 · Richeri. Historiarum libri quatuor, 1. IV, p · texte numérisé non relu

Richeri. Historiarum libri quatuor, 1. IV, p

3. L’Histoire de Richer et le Siège de Melun en 999. ( Bibliothèque de l’École des Chartes (1859), 4e série, t. V, p. 393-398.)

DU ROI ROBERT II ET LE SIEGE DE MELUN

roi en tâchant de fixer la date de ces événements. Selon Riclier Eudes, comte de Chartres, désirait vivement posséder Melun, qui avait appartenu à son aïeul et était alors tenue en fief du roi par un seigneur (dont l’historien ne nous donne pas le nom). Ce seigneur avait confié la garde de la forteresse à un châtelain. Eudes suborna ce dernier et obtint qu’il lui livrât la place. Vivement émus de cette trahison les rois rassemblent une armée et une flotte et viennent mettre le siège devant la ville, alors contenue dans une île de la Seine. Ils réussissent à s’en emparer grâce à la flotte normande; le châtelain et sa femme sont pendus.

Ce récit se trouve confirmé et complété par d’autres sources que nous nommerons plus bas : elles nous apprennent que le seigneur possesseur de Melun était Bouchard, comte de Vendôme, de Corbeil, de Paris, le vassal le plus fidèle et le plus aimé des deux premiers Capétiens; que le châtelain infidèle se nommait Gautier ; enfin que le comte Eudes fut, quelque temps après, vaincu à Orsay par le comte Bouchard. Ces sources placent le siège de Melun à l’année 999, et MM. d’Arbois de Jubainville et Pfister tiennent cette date pour la seule vraie.

Comment se fait-il donc que Richer rapporte cet événement immédiatement après le concile de Saint-Basle (17-18 juin 991) et au livre IV de son Histoire, rédigée selon Pertz 1 2 en 996-998? Le seul moyen de répondre à cette question c’est de contester l’exactitude des assertions de Pertz relativement à la composition de l’ouvrage de Richer; c’est ce qu’a fait M. d’Arbois de Jubainville 3 : « Il « est beaucoup plus difficile de fixer rigoureusement l’épo- « que où il [Richer] a terminé. L’avant-dernier alinéa men- « tionne la nomination de Gerbert à l’archevêché de Ra- « venne, laquelle date de 998. Le fait auquel le dernier « alinéa est consacré paraît appartenir à la même année.

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