‹ Mélanges Julien HavetChapitre 23 sur 567 · ANCIENS TEXTES LATINS · texte numérisé non relu

ANCIENS TEXTES LATINS

est toute entremêlée des éléments anciens les plus curieux. Je 11e peux en ce moment décrire ces manuscrits, ni insister sur leur nature et sur le singulier caractère de famille qui les unit '.Je m’efforcerai seulement de donner une idée du profit (pii peut être retiré de cette étude comparative, en réunissant ici, sans les accompagner d’aucune discussion ni d’aucun commentaire, quelques fragments des versions antérieures à saint Jérôme, uniquement empruntés à des manuscrits de la Yulgate. Les derniers versets du livre des Actes, (pii correspondent à ces textes, sont presque entièrement en blanc dans la grande et belle édition des versions antérieures à saint Jérôme, donnée par P. Sabatier.

Parmi les textes mêlés auxquels nous faisons allusion, il en est un qui mérite d’être publié en entier ou en grande partie, si ce travail 11’est pas rendu trop difficile par les nombreux grattages qui ont mutilé le texte de la première main : c’est le manuscrit B. N. latin 321, écrit au commencement du xiif siècle à Narbonne ou près de là et qui présente, dans près de la moitié du livre des Actes, un texte beaucoup plus rapproché des anciennes versions que de la traduction de saint Jérôme.

Je mettrai donc, à titre de spécimen, sous les yeux du lecteur les seize derniers versets du livre des fiches, tels que nous les tirons, en premier lieu, du manuscrit B. N. latin 321, puis des manuscrits, en grande partie languedociens, des textes mêlés dont la Yulgate est la base.

actes, xxviii, 16-31.

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