ATTRIBUÉES A PHILIPPE DE HARVENGT
Quas simul inveni, mox ait una : Veni !
15 Advenio, quaerunt quid quaeram, pando, dederunt : Vatiflcatus ibi pocula sacra bibi.
Surgens interea de coetu Calliopea Ornât Apollinea timpora fronde mea.
Ut retuli grates, Elyconem desero vates.
20 Scribo : nostra placent, cetera scripta jacent.
Cerae si quando foliisve poemata mando,
Qui studium quaerunt, ceu sacrosancta ferunt.
Pagina nostra viget, licet hic, licet ille fatiget,
Sed fluet in vanum, quod spuit ira canum.
25 Quod mea laus crescit, dolet invidus atque macrescit . Quod dolet, et tabet, vulneris est quod liabet.
Yulgus inops famae tere, livor, et ange, sed a me Absis, sicutabes, vulgus : habe quod habes.
Plange, dole, saevi, quiavictus es, improbe; veni 30 Et tua calcavi colla, perose Bavi d.
Transalpinavit mea fama, superque volavit Alta Colossei nominis aura mei,
Me mea per totum fecere poemata notum,
Me, quae régna régit, regia Roma legit.
35 Gratus quisquis ero, par Virgilio vel Homero ;
Non sub nube jacet, quod tibi, Roma, placet.
On voit que ce poète ne manque point du sentiment de sa valeur; on n’en tombera pas aisément d’accord avec lui, mais le goût était alors tout autre. Quelle qu’ait été d’ailleurs sa vanité et sa suffisance, nous devons bien admettre cependant qu’il eut quelque motif de proclamer l’extension de sa renommée jusqu’à Rome. Il serait intéressant de savoir quel était ce poète Flamand ou Hennuyer, dont on lisait les poésies à Rome; mais malheureusement le scribe qui nous a conservé ses vers n’a pas jugé bon de nous fournir le moindre éclaircissement à ce sujet, et le poète a été déçu dans son assurance d’une renommée éternelle. L’abbé Philippe ne peut être l’auteur de ces vers ; il n’en est pas besoin de preuve.
d. Cf. Virgilii Ecl. III, 90 : Qui Bavium non odit, amet tua carmina, Maevi.