‹ Mélanges Julien HavetChapitre 243 sur 567 · Fol · texte numérisé non relu

Fol

2. N» 15747 de la Bibl. nat., fol. 11, col. 4; fol. 24, col. 2; fol. 55, col. 3; fol. 64, col. 1.

B. HAURÉAU. — PRÉVOSTIN DE PARIS

[genere\ continentur istci tria, scilicet mendacium pro defensione ' pecuniæ , 'pro defensione personæ, pro defensione castitatis. Pro defensione pecuniæ, veluti si qidsvelit au ferre pecuniam alicui et < lirai rnihi : « Ubi est pecunia illius? » et ego respondeam « Nescio », cura bene sciam. Pro defensione personæ, ut si guis volens aliquem inter ficere, quærcit a me : « Ubi est ille? » et ego respondeam « Nescio », cum bene sciam. Pro defensione castitatis, ut si quis persequens virginem quærat a me : « Ubi est ilia? » et ego respondeam « Nescio », cum bene sciam. Quæ menclacia venialia surit. Pu jam perfectis, secundum quosdcim, sunt criminalia ; nobis autem videtur quod omnia sint venialia '. Oui, sans doute, et si véniels qu’on ne doit pas hésiter à les commettre. Tel paraît être, au fond, l’avis de Prévostin; mais il n’ose pas affronter, en le disant, la censure des moralistes rigides. Si pourtant le ton de sa morale n’est pas dur, il est triste. Pourquoi sommes-nous ici-bas? Pour souffrir. Et dans l’autre nous souffrirons plus encore. Il n’y aura d’exception que pour de rares élus. C’est le pessimisme. On s’étonne un peu de ne rencontrer dans cette glose qu’un très petit nombre d’allusions aux mœurs du temps. Si l’auteur reconnaît que tous les clercs ne font pas strictement leur devoir, il le leur reproche ici sans amertume et n’insiste pas. Son langage n’est vif que contre les hérétiques. Le maintien de la foi, voilà, paraît-il, son principal souci.

C’est là, sans doute, ce qu’il a plus formellement exprimé dans un écrit contre les Cathares, dont nous ne pouvons citer qu’un exemplaire, aujourd’hui conservé, sous le n° 434, dans la bibliothèque de Douai. 11 commence par ces mots : Incmi quidem ac perniciosa cura scolasticarum .,. 11 y en a peut-être des copies où manque le nom de l’auteur. C’est pour aider aies découvrir que nous indiquons par quels mots commence celle de Douai.

Bernard Pez dit avoir rencontré dans la bibliothèque de Salzbourg un traité de Prévostin sur les Offices divins commençant par : Ecce mine tempus acceptabile et dies salutis

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