‹ Mélanges Julien HavetChapitre 247 sur 567 · PAR M. HARTWIG DEREN BOURG · texte numérisé non relu

PAR M. HARTWIG DEREN BOURG

Il reste des épis à glaner dans Y Autobiographie d’Ousàma, même après l’abondante moisson faite dans ma Vie de l’émir Syrien. La gerbe que je dépose sur la tombe de Julien Havet est formée par un faisceau d’anecdotes que lie un même sentiment, très vif chez l’auteur, le respect de la femme Certes il préférerait voir les chrétiennes plus accommodantes pour les mariages mixtes avec des musulmans. Mais il se garde de nous ouvrir son cœur sur le degré d’approbation qu’il accorderait aux unions entre musulmanes et chrétiens. C’est un coin réservé de sa conscience où il ne nous permet pas de pénétrer. Si nous n’avons pas accès dans la pensée intime de l'écrivain sur certaines matières, son esprit porte partout empreintes la bonne foi et la tolérance. Nous ne sommes pas moins choqués que lui par les libertés que se permettent certaines femmes franques, observées dans des circonstances peu favorables pour elles et appartenant sans aucun doute aux rangs inférieurs des colons.

1. Sur le rôle important de la femme musulmane dans tous les temps, sur son influence et sur sa moralité, voir les belles études du très regretté Robertson Smith, Kinship and, Marriage in old Arabia (Cambridge, 1885) et de J . Wellhausen, Die Elle bei den Arabern (Gœttingen, 1893).

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