‹ Mélanges Julien HavetChapitre 30 sur 567 · SUR LA PREMIÈRE ÉDITION DU DIURNUS · texte numérisé non relu

SUR LA PREMIÈRE ÉDITION DU DIURNUS

ch’ egliha del libretto intitolato Diurnus Pontifie uni. La prima pagina comincia dall' Indice de capi, et arriva lino alla ducento trenta due. È ben vero che ci manca dalla facciata 16 lino alla 177, portando la delta facciata 10 quart a epistola de electione pontificis ad exarcum, e ricominciando la facciata 177 dal line octuagesimi primi precepti de l’acienda chartula. Non so per ancora se i predetti fogli che mancano sieno rimasti per errore nelle mani di colui al quale Mons™ l’hayeva prestato, d pure sieno stati ritenuti con arte per contener materie torse da dispiacere, ô veramente che non fussero stati mandati di costà. Fard diligenza per rinvenirne la verità, se sarà possibile; poi lo mandaro.

Lettre du même, du lu mai, déchiffrée le 8 juin 1662.

Ho trattenuto di mandare il Diurnus Pontifîcum per vedere se mi riusciva di trovarle carte che mancano, corne V. E. vedrà, corne ancora per il dubio che Mons,c arcivescovo di Tolosa non mi facesse querela, se non gliele rendevo. Il primo l'ho disperato, havendomi detto il medesimo Mons,e che credeva che gli fusse stato mandato mutilato in quella maniera. Al secondo credo che per un pezzo il detto Monsre non vi p«tra pensare, quando pure sorti di questa malatia che Dio voglia.

Lettre au Nonce, du 12 juin 1662.

Ha graditoN. Sre il libretto inviato da V. S. intitolato Diurnus Pontifîcum, nel quale perd non si è trovata questa parte che la Sta sua desiderava di vedere, contenendosi in quei fogli che mancano. Il tutto ho stimato bene di partecipare a V. S. per sua notitia.

En cette affaire, les circonstances aidèrent beaucoup la cour de Rome et le nonce pour parvenir à leurs Ans. Alexandre VII avait finalement consenti à donner au cardinal de Retz, c’est-à-dire à l’archevêque de Paris, rebelle et fugitif,

mi successeur et était personnellement enclin à approuver le choix de Louis XÏY, qui désirait voir transférer M. de Marca du siège de Toulouse à celui de Paris. Mais le parti anti-français du Sacré Collège s’opposait encore à l’aplanissement de cette affaire épineuse et n’agréait pas le candidat du roi, comme suspect de jansénisme. Ce fut au moment où la promotion de Marca était encore vivement discutée à Rome que l’on expédia au nonce la lettre du 27 février. Elle se croisa avec une dépêche du nonce, du 10 mars, dans laquelle on lit: « Non ho stimato poter ricusare a Mons. arcivescovo di Tolosa di far avanti di me Tinformatione per la sua translatione a questa cliiesache in vigore del mandato in procura a risegnarla liberamente nelle mani di N. S. fattone dal S. cardinale di Retz et la nominatione che ha ottenuto dal re, chiede délia Sa S.,» etc. '. Lorsque, ([uehpies jours après, le nonce demanda à l’archevêque le prêt d’un livre curieux et rare, il n’eut pas à risquer un refus. D’autre part, la mort de P. de Marca (29 juin 1G62) lui épargna l'embarras de refuser la restitution des feuilles envoyées à l'insu de l’archevêque à Rome.

Aujourd'hui encore, plusieurs cahiers de l’édition de Holsten sont attachés dans le volume cité aux dépêches du nonce ; échappés évidemment aux yeux de tous ceux qui avaient un intérêt quelconque à en prendre connaissance, ils n’y ont été découverts qu’en 1889. On m’en fit immédiatement part et on m’engagea à les examiner. Vu le

1. J'ajoute ici ce que les actes du Vatican nous apprennent sur l’issue de l'affaire. ! .'ambassadeur de France fut chargé de présenter à la cour les documents en vertu desquels la translation devait être prononcée et d’insister sur une prompte décision. Dans l’espoir de la voir prise dans la séance du consistoire convoquée pour le 17 avril, il remit les documents la veille. Mais l’affaire ne fut pas même mise à l'ordre du jour, parce que, comme on écrit au nonce, il manqua le temps de traduire en italien les actes écrits contre l'usage en langue française. Alexandre VII trancha enfin la question : « Feria II di 5 iunii, Romæ, in aula Paulina, fuit consistorium secretum, in quo Smus D. X. ad suammet relationem absolvit R. P. D. Petrum de Marca a vinculo quo tenebatur ecclesiæ Tolosanæ et ad nominationem regis Chrml transtulit ad ecclesiam Parisiensem. » (Acta consist. a. 1655-1677, tom. XI, p. 183, dans les archives du Consistoire, et lettre adressée le même jour au nonce Piccolomini dans les Nunziature di Francia.)

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