Guillaume de Nangis, éd. Géraud, t. II, p
7. «Acta, disposita et ordinata fuerunt bec apud Sanctum Marcellum juxta
Parisius, in domo nostra que sita est prope ecclesiam Saneti Marcelli. » Telle
est la date du testament ; celle du codicille est rédigée presque dans les mêmes
cl’un côté, sur la rue de Bièvre, aujourd’hui desGobelins, de l’autre, sur la rivière h
Il serait oiseux d’analyser en détail le testament et le codicille dont on trouvera plus loin le texte intégral, mais il n'a pas paru inutile de grouper ici les indications que l’on en peut tirer sur la famille d’Alfonse.
Son iils unique, Charles, encore au berceau2, était déclaré légataire universel sous la tutelle de sa mère 3, et restait jusqu’à l’âge de seize ans sous la garde du maréchal Miles de Noyers \ l’ancien compagnon d’Alfonse en Flandre. Jusqu’à cette époque l’usufruit de ses terres de Navarre devait appartenir à son grand-père Alfonse de laCerda 8. C’était à seize ans aussi que Charles devait entrer en possession des armes de son père confiées, pendant sa minorité, à son oncle l’archidiacre Henri. Toutefois si, avant l’expiration de cette période, un des frères du défunt passait en France, il pourrait prendre desdites armes ce qui serait nécessaire à son usage personnel, jusqu’à concurrence de cent livres 6. Sa bibliothèque tant de droit civil que de droit canonique, Alfonse la laissait tout entière à* son frère Henri, ainsi qu’une somme de 100 livres 7. Il choisissait pour lieu de sa sépulture l’église des Jacobins de la rue Saint-Jacques N
termes. 11 serait bien invraisemblable qu’ Alfonse qui, ainsi qu’il le dit lui-même dans le préambule de son testament, était déjà malade (eger cor pore), se fût fait transporter ensuite dans une autre demeure.
1. Cette maison, acquise par Alfonse depuis son mariage, ainsi que quelques propriétés voisines, fut possédée ensuite par moitié par son fils et par sa veuve. Celle-ci ayant survécu non seulement à son mari, mais même à son fils, Charles d’Espagne reçut du roi Jean la moitié que celui-ci avait possédée sa vie durant, et qui avait dû échoir à la couronne après l’assassinat du connétable. Voyez un acte daté de Saint-Denis, 26 mars 1354 (n. st.). Arch. nat. JJ 82, n° 125.
2. Le mariage d’Alfonse remontait à peine à deux ans ; il n’était certainement pas marié en février 1325. Arch. nat., JJ 62, n° 90.
3. Testament, article 21. — Isabeau d’Antoing se remaria, par contrat passé le 30 novembre 1327, avec Jean Ier, vicomte de Melun (P. Anselme, V, 226 b).