‹ Mélanges Julien HavetChapitre 346 sur 567 · Ibidem, art. 11 et · texte numérisé non relu

Ibidem, art. 11 et

8. Comme son tombeau ne figure pas dans la liste des sépultures que Millin a si soigneusement relevée dans sa description de cette église ( Antiquités de la France, t. IV, n° xxxix), on doit croire qu’il avait déjà disparu.

DE SAINT-LOUIS, ALPONSE D’ESPAGNE

Enfin, il désignait, pour être ses exécuteurs testamentaires : Miles de Noyers, frère Imbert, confesseur du roi, le dominicain Pierre de la Palu, et son propre chapelain Guillaume Gautier *, auxquels il adjoignit, par un codicille, son clerc, Laurent du Mesnil, et le chancelier de France, Jean Cherchemont.

Une autre clause de ce codicille n’est pas sans importance ; on y voit qu’Alfonse de La Cerda était loin d’être dans une situation aussi brillante que celle de son fils, car celui-ci crut devoir le recommander à la générosité de Charles le Bel, le priant de « faire, en la faveur de son dit père, quelque provision conforme à la dignité de son rang1 2 ». C’est que, depuis longtemps déjà, le chef de la maison de La Cerda, qui avait pris parti pour Don Juan lorsque celui-ci réclama la tutelle d’Àlfonse XI, s’était vu privé de ses biens d’Espagne et contraint de se retirer en France 3. Charles le Bel et son successeur Philippe VI répondirent-ils à cet appel? On ne sait; toujours est-il que, quatre ans après la mort de son fils, Alfonse de La Cerda fit sa soumission à Alfonse XI qui le traita magnifiquement jusqu’à sa mort advenue en 1333 4. En 1332, le petit-fils de saint Louis s’était encore mis en route pour suivre le roi au siège de Gibraltar, en compagnie de son fils Louis. C’est celui-ci qui devait bientôt aller en France, y recevoir le comté de Talmont, la charge d’amiral et jouer, dans la guerre de Bre-

Page 1