‹ Mélanges Julien HavetChapitre 35 sur 567 · Registrum ab a. 1655 ad a. 1669, p · texte numérisé non relu

Registrum ab a. 1655 ad a. 1669, p

2. Registrum a. 1668, p. 31 : « Retulit primam censuram in librum gallice scriptum cui titulus : Les conformités des cérémonies modernes avec les anciennes, qui cum plenus erroribus et blaspliemiis sit repertus, Revmi decreverunt absque alia censura prohiberi. » — Il est sûr que Bona, créé cardinal en 1669, n’appartenait plus à la Congrégation.

par Bona, de son autorité privée, non dans sa qualité de consulteur, mais comme savant plein d’amitié et d’estime pour Holsten '.

Il y a plusieurs circonstances qui rendent vraisemblable un tel procédé. Holsten était aussi bien vu à la cour d’Alexandre A' II qu’à la cour de ses prédécesseurs. Je crois même qu’il a eu l’intention de dédier le livre dont il s’ag'it ici au cardinal Fabio Chigi ou à un autre Chigi, intention de laquelle Fabio devait tenir compte, même après l’avènement au Saint- Siège. On n’a pas encore fait attention à la vignette qui orne la première page de l’édition originale et qui montre, au-dedans d’une guirlande tenue par deux enfants, les six monts empilés et l’étoile que les Chigi portent dans leurs armes b Or cette vignette ne se trouve pas dans d’autres livres sortis de l’imprimerie de Grignani1 2 3 et paraît avoir été gravée exprès pour celui-ci en vue de dédicace à tel ou tel des Chigi, parmi lesquels le cardinal Fabio se distinguait par son amour pour les lettres et spécialement pour les publications historiques qu’il se plaisait à se faire lire, à critiquer et amender, même après avoir été élu pape. On peut donc sup-

1. Zaccaria, l. c., p. cclxvii, a voulu déduire des lettres échangées en 1662 entre le cardinal Barberini, Poussines, Labbe et Combefis C[ue la décision de Bona date de cette année. Mais cette correspondance, de même que celle que je viens de publier, ne prouve, à mon avis, que l’empressement avec lequel on s’occupait alors b Rome du Dût mus et qui peut avoir été aussi bien la cause que la suite du jugement de G. Bona. La date du jugement me parait toujours incertaine. Pourtant je citerai encore un passage de la réponse de M. Gandolfl: le 22 novembre 1661, Bona fut député par la Congrégation pour assister à l’impression d’un nouvel Index librorum prohibitorum, dans lequel le Diurnus n’est pas mentionné non plus, ce qui prouve encore que jusqu’à cette époque Bona ne fut pas chargé officiellement de l’examen de cette édition.

2. Je sais bien que ces armes primitives de la famille furent enrichies sous Jules II, qui autorisa Agostino Chigi à y joindre en quartier le chêne de son propre blason. Mais les Chigi et particulièrement Alexandre VII, ont continué à se servir aussi de leurs anciennes armes. Du reste, il y a d’autres vignettes plus petites, dans ce livre, qui rappellent le chêne orné de glands de la famille délia Rovere. Aux pages 7, 23, 116, 187, il y a la même vignette : l’étoile au milieu de deux branches de chêne se terminant par des glands. Ces branches sans l’étoile sont figurées à la page 166. 11 y a, enfin, à la page 27, l’étoile entourée d’une couronne de feuilles.

3. J’ai examiné plus de vingt ouvrages de cette maison romaine et parmi eux huit du même millésime 1650, sans y rencontrer aucune des vignettes de l’édition du Diurnus.

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