Département de l’Oise, canton de Nanteuil-le-Haudouin
508 É. PICOT. — AVEU EN VERS
Que des bastars j’ay congnoissance En ma justice, tout pour voir :
Quant ilz sont mors prens leur avoir.
J’en use et ay usé souvent,
Com hault justicier vraiement;
Item, que j’ay tout le messaige Des trois villes, de long usaige:
A Yverny et au Plessier Puis establir sergent messier Et puis a La Baste ensement ;
Et es terrouers vraiement Qui sont en toutes les trois villes J’ay toutes admendes civilles,
Fors seullement un droit demaine Du grant prieur, que je moult ayme, Qu'il a de son propre au Plessier,
Et encor y prent mon messier :
Quant il y treuve un malfacteur,
En la maison dudit prieur d II le maine, s’en est la fin,
Et pour ce doit avoir son vin Et une jarbe, sans oultraige,
De un chascun qui a gaignaige Pour garder les biens dessus dis, Dont de sextiers a plus de six.
Item, quant vient le mois d’aoust,
Ou en juillet, que on aoust,
A Yverny je fais crier,
Aussi fay je audit Plessier,
Que chascun, sur paine d’amende De soixante solz, c’est m’entente,
Si se tiengne de charier Et de soier et de loyer,
Que le soleil ne soit avant Levé, n’après soleil couchant;
Que chascun tiengne ce criage,
Ou il y avra grant dommaige.
Encore y a il plus assez :
Il fault que trois jours soient passez
157 Et la baste. — 165 y m.