‹ Mélanges Julien HavetChapitre 401 sur 567 · Ce manuscrit n’est pas exposé · texte numérisé non relu

Ce manuscrit n’est pas exposé

3. N° 35 de la troisième salle du rez-de-chaussée du musée {Catalogue... p. 37).

4. Les manuscrits du musée Plantin-Moretus (Catalogues de 1 59 2 et de i650), par Henri Stein (Gand, 1886, in-8°).

5. M. Rooses pense que le manuscrit du troisième livre de Froissart a été acheté « par l’un des Moretus entre l’an 1592 et 1650 » ( Catalogue ... p. 38). En tout cas, ce manuscrit n‘a pas servi aux travaux préparatoires de Plantin en 1563, 1564 et 1565.

château de Schoonhoven 1 2 jusqu’en 1577, époque des ravages des Gueux \ avant de devenir la propriété de Thomas Rhediger, qui le donna à la ville de Breslau 3.

Nous trouvons la preuve de cette identification dans la reproduction, faite par André Madoets à la fin de sa collation, des mots : « Grossé par David Aubert, l’an de grâce « Nostre Seigneur mil CCCC LXV1II », qui terminent le quatrième livre du manuscrit de Breslau. L’étude du contexte conduit au même résultat. Pour n’en donner qu’un exemple, constatons que le long passage du livre IV, qui, dans le tome XIY de l’édition de Kervyn de Lettenhove, va de la ligne 12 (p. 258) à la ligne 22 (p. 260) : « desquelles joustes

je me tais le diemenche après disner », manque dans

l’édition de Sauvage (t. IY, p. 92), et que Plantin l’a rétabli en marge d’après un texte absolument conforme, sauf quelques variantes orthographiques introduites par le correcteur, au texte de Kervyn, reproduction même du manuscrit de Breslau.

De même le mot lier nu, relevé comme variante dans Sauvage (t. IY, p. 115), appartient exclusivement au texte de Breslau (Kervyn, t. XIY, p. 326).

Nous ajoutons qu’André Madoets n'a dû connaître que par une copie le manuscrit conservé aujourd’hui à Breslau. car il signale parfois en marge de son exemplaire de Sauvage (t. III, p. 92; t. IY, p. 238) des lacunes qui, vérification faite, ne se présentent pas dans le manuscrit original.

Le soin minutieux et l’esprit critique, qui avaient guidé Plantin dans les travaux préparatoires de son édition de Froissart, nous font d’autant plus regretter que cette publication, pour des raisons que nous ignorons aujourd’hui, n’ait pu paraître en son temps : elle eut alors rendu de grands services et depuis aplani singulièrement la tâche des éditeurs actuels et futurs du chroniqueur de V alenciennes.

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